La cérémonie solennelle consacrée à la signature du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » s’est tenue le samedi 21 février 2026 dans les salons du Ritz Kinam, établissement emblématique situé sur la rue Panaméricaine, au cœur de Pétion-Ville. L’événement, entouré d’un dispositif organisationnel rigoureux, a rassemblé des représentants d’organisations de la société civile ainsi que diverses formations politiques conviées à apposer leur signature au bas d’un document présenté comme structurant pour l’avenir institutionnel du pays, selon les informations rassemblées sur place par la direction de rédaction du quotidien Le National.
Si l’atmosphère à l’intérieur de l’enceinte s’est révélée empreinte de retenue et de gravité institutionnelle, des manifestations de contestation ont surgi aux abords immédiats du site. Plusieurs organisations issues de la société civile ainsi que des partis politiques ont apposé leur signature au document, dont le contenu demeure à ce stade non rendu public. Selon les informations recueillies, la cérémonie devait se poursuivre le dimanche 22 février, tandis qu’un communiqué officiel est jusque-là attendu.
Selon les informations recueillies sur place par le Journal, la cérémonie s’est déroulée, à l’intérieur de l’enceinte, dans une atmosphère globalement ordonnée et sereine. Les participants, conviés dans un cadre strictement encadré, ont pris part aux échanges et aux formalités dans un climat empreint de gravité, à la mesure des enjeux soulevés par l’initiative. La portée symbolique de l’acte qui, censé jeter les bases d’une stabilisation politique et d’une organisation concertée des prochaines échéances électorales, a manifestement contribué à imposer une certaine retenue dans les attitudes et les prises de parole.
Toutefois, le texte officiel du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » n’a, à l’heure où ces lignes sont écrites, pas été rendu public. Ni copie du document ni synthèse de son contenu n’ont été communiquées aux médias présents sur les lieux. Les journalistes, bien qu’accrédités pour couvrir l’événement, n’ont pas été véritablement autorisés à accéder à la salle où se déroulait la signature proprement dite. Cette restriction a limité la possibilité d’obtenir des précisions directes quant aux engagements consignés dans le pacte et aux obligations qu’il ferait peser sur les signataires.
Des sources directes du pouvoir contactées par la rédaction du journal indiquent néanmoins que plusieurs dizaines de signatures auraient été enregistrées au terme de la cérémonie de ce samedi. Les mêmes sources de la Primature évoquent la participation de multiples entités issues de la société civile organisée, ainsi que de partis ou regroupements politiques se réclamant d’un attachement au processus électoral et à la recherche d’une stabilisation institutionnelle. À ce stade, toutefois, l’identité précise des organisations signataires n’a pas été officiellement communiquée, et le journal n’a pas encore été en mesure d’en établir la liste exhaustive si ce n’est que quelques-uns connus par le public.
Du côté de la Primature, des proches du dossier font savoir qu’un communiqué officiel serait en préparation et devrait être rendu public dans les prochains jours. Ce document, selon les indications recueillies par notre rédaction, précisera la portée juridique et politique du pacte, détaillera les engagements pris par les différentes parties et fixera, le cas échéant, un calendrier ou des mécanismes de suivi destinés à assurer la mise en œuvre effective des dispositions convenues. Cette annonce est attendue avec une attention particulière, dans un contexte marqué par des interrogations persistantes sur les modalités de la transition institutionnelle et sur l’organisation des prochaines consultations électorales.
Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, n’a pas fait le déplacement en personne pour assister à la cérémonie de signature. Son absence, remarquée par certains observateurs, n’a toutefois pas signifié un désengagement de la Primature dans le processus. Des membres de son entourage immédiat, parmi lesquels son chef de cabinet, ont en effet pris part à une séance de travail préparatoire organisée avec certains de futurs signataires avant le lancement officiel de la cérémonie. Cette réunion, tenue en amont, aurait permis d’harmoniser les positions et de clarifier certains points du document avant son adoption formelle.
À l’extérieur de l’établissement, l’atmosphère contrastait sensiblement avec le calme observé dans les salons où se déroulaient les travaux. Dans la cour et aux abords du bâtiment, des militants politiques, visiblement non conviés à l’activité, ont manifesté leur désapprobation à l’égard de la démarche entreprise. Regroupés en petits noyaux, ils ont exprimé leur rejet du pacte, estimant ne pas avoir été associés aux discussions ou contestant la légitimité même de l’initiative.
N’ayant pu obtenir l’accès à l’enceinte ni à la salle de délibérations, ces militants ont tenté de perturber le déroulement de l’événement par des gestes symboliques. Brandissant des feuilles de papier qu’ils affirmaient avoir déchirées en signe de répudiation du document, ils ont appelé les participants et les personnes présentes à quitter les lieux. Les slogans scandés et les interpellations adressées aux convives traduisaient une tension palpable, sans toutefois dégénérer en affrontements directs.
Malgré ces manifestations périphériques, les activités officielles se sont poursuivies sans incident majeur à l’intérieur du site. Le dispositif organisationnel mis en place a permis de contenir les tentatives de perturbation et de préserver le cadre formel de la cérémonie. Les échanges, selon des témoins présents dans l’enceinte, se sont déroulés dans un climat de calme et de sérénité, marqué par une volonté affichée de mener à terme l’acte de signature.
La cérémonie, apprend le journal, devait se poursuivre le dimanche 22 février. Cette prolongation suggère que toutes les parties prenantes n’ont pas encore apposé leur signature ou que des séquences complémentaires — qu’il s’agisse de discussions techniques, d’allocutions ou de formalités administratives — demeurent à accomplir. Elle témoigne également de la complexité du processus engagé, lequel suppose l’adhésion d’un nombre significatif d’acteurs afin de revêtir une crédibilité suffisante sur la scène nationale.
En l’absence de publication du texte intégral, les interrogations demeurent quant à la nature exacte des engagements souscrits. Le pacte prévoit-il des mécanismes contraignants ? Définit-il un calendrier précis pour l’organisation des élections ? Établit-il des garanties en matière de sécurité, de transparence et d’inclusivité du processus électoral ? Autant de questions auxquelles seul le communiqué annoncé par la Primature pourra apporter des éléments de réponse tangibles.
Dans l’intervalle, la signature de ce « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » apparaît comme une tentative de formalisation d’un consensus, au moins partiel, entre certains segments de la classe politique et de la société civile. Elle intervient dans un contexte où la quête de stabilité institutionnelle et la préparation d’échéances électorales crédibles constituent des impératifs fréquemment invoqués par les acteurs nationaux et les partenaires internationaux.
Savoir si l’initiative parviendra à rallier au-delà du cercle des signataires initiaux et à dissiper les réserves exprimées par les voix dissidentes entendues aux abords du site. On laisse ce flou à un advienne qui pourra ou un qu’en dira-t-on. Mais la poursuite de la cérémonie le dimanche 22 février et la publication attendue d’un communiqué officiel constitueront, à cet égard, des étapes déterminantes pour apprécier la portée réelle et l’adhésion effective suscitées par ce pacte.
Elmano Endara JOSEPH
