À la faveur de la détérioration de la situation sociopolitique et sous la haute médiation de la CARICOM neuf (9) individus issus de la classe politique et de certains groupes de la société civile ont eu l'opportunité de jouer un rôle, sur la base d'un consensus extra-constitutionnel, au niveau de la présidence entre Avril 2024 et Février 2026.
Leur présence au niveau de cette haute instance du pouvoir Exécutif, a entraîné plus de malheur que toute autre chose sur le quotidien des paisibles citoyennes et citoyens qui se sont vus dépouillés de leurs maisons, de leurs emplois, qui ont perdu des êtres chers et, bon nombre d'entre-eux se retrouvent aujourd'hui dans des camps d'hébergement où mêmes les conditions de sanitation ne sont pas réunies.
Ces neuf(9) individus ayant constitués le Conseil Présidentiel de Transition, CPT, au lieu de contribuer à créer un environnement sécuritaire à travers le pays, de prendre des mesures susceptibles de contribuer à l'amélioration des conditions matérielles d'existence de la population et d'organiser des élections, ils se sont permis de détourner sans gêne et en toute quiétude les fonds, déjà limités, du trésor public.
La COJHIT lance une mise en garde au Premier Ministre démissionnaire, au secrétariat général de la présidence et au ministre des finances par intérim afin de cesser immédiatement toutes les démarches visant à financer, à travers le trésor public, le fonctionnement de secrétariat privé au profit des anciens conseillers présidents corrompus qui n'ont pas rendu aucun service à la république et ce, sous peine d'être poursuivi pour détournement de fonds publics. Étant donné que,
Il n'y a pas de provisions légales, au niveau de la loi mère et dans la législation Haïtienne, permettant de fournir : une assistance sécuritaire spéciale (mettre des agents de police à leur disposition), indemnité, fonds de pension, aucune forme de support financier, à des anciens conseillers présidents,
Toutes mesures administratives visant à mobiliser les fonds du trésor public au service des anciens conseillers présidents corrompus sera fait en violation de la loi et, le Premier ministre démissionnaire, la Secrétaire générale de la présidence et le Ministre de l'économie et des finances par intérim seront responsables, à titre personnel, de détournement de fonds publics.
Les anciens conseillers présidents ont détourné suffisamment d'argent du trésor public, ils ont de quoi financé le fonctionnement de leur secrétariat privé, s'ils souhaitent en avoir; en attendant que le système judiciaire soit en mesure d'assumer pleinement son rôle en vu d'engager des poursuites judiciaires à l'encontre de ces corrompus. Maintenant,
C'est le moment de focaliser l'attention sur la tenue d'un dialogue inclusif devant aboutir à la conclusion d'un accord politique avec les acteurs politiques et de la société civile afin de donner un minimum de légitimité à l'équipe devant prendre en charge la dernière phase de la transition et,
De prendre, en toute urgence, toutes les mesures permettant de contribuer à améliorer les conditions de vie de la population en commençant à mettre à sa disposition de l'eau potable non contaminée de matière fécale.
Le temps nous est compté, ce n'est pas le moment pour la diversion.
Que renaisse l'État de droit, vive Haïti.
Tabarre, le 19 Février 2026
Pour tout renseignement :
Email : koalisyon@yahoo.com
