La société civile doit prendre l'initiative de constituer l'organisme de contrôle.
On peut clairement constater que les partis politiques ne sont pas intéressés à la mise en place de l'OCAG.
On se contente de réclamer un président issu de la Cour de Cassation, du CSPJ, de l'OPC ou même du CPT et d'un cabinet de ministres de Salut Public ou de technocrates. Très peu mentionnent la nécessité que l'OCAG joue un rôle dans le choix de ce président puisqu'il n'est même pas à l'ordre du jour.
La mise en place de l'OCAG est considérée comme une perte de temps, voire, un vœu pieux.
Il est évident que tout doit être fait dans l'urgence mais monter un gouvernement sans contre pouvoir est une démarche contre productive, de la même nature que la création du CPT.
Combien de gouvernements avons-nous placés au pouvoir par des élections pour des résultats calamiteux durant notre histoire ?
Magloire, Duvalier, Aristide, Martelly, Jovenel.
Que personne ne vienne nous bousculer.
Pourquoi refuser de faire autrement cette fois où nous disons vouloir la rupture ?
Une problématique sérieuse à approfondir.
Qui doit prendre l'initiative de la mise en place de l'organe de contrôle ?
Faut-il attendre que ce soit l'Exécutif qui le forme, comme on le souhaitait avec le CPT ?
Ma réponse est non.
Les collectivités territoriales et les sociétés civiles des départements, face au vide laissé par l'absence des Assemblées départementales doivent de leur plein gré les monter. J'ai déjà proposé une procédure simple dans une précédente publication.
Il faut très peu d'argent pour que des habitants d'un département se réunissent au chef- lieu et fassent une élection (anba zanmann nan).
Ces assemblées d'urgence et financièrement peu contraignantes peuvent toutes se réaliser en deux semaines grace aux apports personnels et aux cotisations volontaires.
Le peuple haïtien sait faire des miracles.
Quand commencer ?
Tout de suite, pour avoir l'OCAG avant le 7 février 2026 date de la démission ou du remplacement de l'actuel gouvernement.
Quid de la Diaspora ?
Elle organisera sur le même modèle de représentation géographique ses assemblées et choisira ses représentants à l'organisme de contrôle (États-Unis, Canada, Europe, République dominicaine, etc.).
J'ai déjà produit une proposition pour le choix des représentants des secteurs de la société civile et politique (l'opposition).
Sortons de notre torpeur. Nous pouvons.
Nous avons un mois pour monter un gouvernement intérimaire sous contrôle, mettre des gardes fous et créer une ossature administrative, souveraine et républicaine de gouvernance.
Nous avons 12 à 18 mois pour juguler l'insécurité et réaliser les élections libres honnêtes et démocratiques,
Soyons plus proactifs et moins indolents pour réussir le pari de la dernière phase de la transition.
André Lafontant Joseph
30 déc 2026
