Une initiative basée aux États-Unis présente un cadre institutionnel axé sur la sécurité, l’État de droit, la relance économique, la coopération États-Unis–Haïti et le retour à l’ordre démocratique.
PORT-AU-PRINCE, Haïti, 25 août 2026 — L’America Strategic Partnership Council (ASPC), une initiative indépendante basée aux États-Unis et axée sur la coopération internationale, la stabilité institutionnelle, le développement économique et les partenariats stratégiques, a annoncé aujourd’hui la publication d’un cadre de stabilité et de transition pour Haïti mettant en lumière l’expérience et les principes de gouvernance du magistrat et juriste haïtien Me. Lesly Jules.
Me. Lesly Jules est un magistrat et juriste haïtien expérimenté, comptant plus de trois décennies d’expérience juridique et de service public. Le cadre présente une approche institutionnelle des défis actuels d’Haïti, centrée sur le rétablissement de la sécurité nationale, la reconstruction de l’autorité de l’État, le renforcement du système judiciaire, la protection des infrastructures essentielles, la relance de l’activité économique et l’établissement d’une voie crédible vers un retour au gouvernement démocratique.
L’initiative ne constitue pas une déclaration de candidature de Me. Jules ni une annonce de campagne. Elle présente plutôt son expérience et sa vision institutionnelle pour examen, dans l’éventualité où les autorités compétentes d’Haïti estimeraient que sa participation à une mission nationale de transition pourrait servir le pays.
Sept priorités pour stabiliser Haïti
Le cadre identifie sept priorités pouvant guider la première phase d’une transition haïtienne :
1. Sécurité nationale — Renforcer la capacité opérationnelle des institutions de sécurité d’Haïti et leur coordination légale avec les partenaires internationaux.
2. Restauration de l’autorité de l’État — Rétablir une présence gouvernementale efficace dans les zones stratégiques et autour des infrastructures critiques.
3. Justice et responsabilité — Renforcer la capacité judiciaire tout en poursuivant les auteurs, organisateurs et financiers de crimes graves.
4. Réponse humanitaire — Protéger les populations déplacées et rétablir les services essentiels dans les zones où la sécurité a été restaurée.
5. Relance économique et emploi — Encourager la réouverture des entreprises, renforcer la production nationale et restaurer l’investissement.
6. Dialogue national — Mobiliser les secteurs politiques, économiques, religieux et sociaux d’Haïti, ainsi que les jeunes, les femmes et la diaspora haïtienne.
7. Retour à l’ordre démocratique — Établir une voie réaliste vers des élections libres, crédibles et sécurisées.
La stratégie de sécurité proposée dans le cadre va au-delà de la confrontation avec les individus armés. Me. Jules soutient qu’Haïti doit également cibler les réseaux qui financent, arment, approvisionnent et facilitent les organisations criminelles. Cette approche combinerait une Police nationale haïtienne renforcée, le renseignement, le contrôle des frontières et des ports, la lutte contre le trafic d’armes, les enquêtes financières, les poursuites pénales et la coopération internationale.
Le cadre souligne également que la reprise des territoires n’est qu’un début. Une fois une zone sécurisée, l’État haïtien doit y revenir rapidement à travers les écoles, les tribunaux, l’administration publique, les infrastructures, les services essentiels et les opportunités économiques.
Restaurer les infrastructures critiques d’Haïti
Le cadre met un accent particulier sur la sécurisation de l’aéroport international Toussaint Louverture et de ses principales voies d’accès, dans le cadre d’un effort plus large visant à rétablir la circulation normale des personnes, des biens et des services.
La même approche s’appliquerait aux ports, routes nationales, installations énergétiques, infrastructures de télécommunications, hôpitaux et autres actifs stratégiques importants.
Le cadre de Me. Jules identifie l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, la construction, le tourisme, les petites et moyennes entreprises, la technologie et les investissements de la diaspora haïtienne comme des piliers possibles d’une nouvelle croissance économique.
Une relation stratégique avec les États-Unis
Le cadre identifie les États-Unis comme un partenaire stratégique majeur pour Haïti. La relation proposée entre Washington et Port-au-Prince serait centrée sur des intérêts communs, notamment la sécurité régionale, la lutte contre les organisations criminelles et le trafic d’armes, la migration, le commerce, l’investissement et la stabilité institutionnelle.
En même temps, l’approche de Me. Jules met l’accent sur la souveraineté haïtienne. Selon le cadre, l’objectif de la coopération internationale ne doit pas être une dépendance permanente, mais la reconstruction de la capacité propre d’Haïti à assumer une plus grande responsabilité pour sa sécurité, ses institutions et son économie.
Cette distinction est particulièrement importante pour les Haïtiens vivant aux États-Unis qui craignent de retourner en Haïti en raison de la violence et de l’instabilité. Le cadre reconnaît ces préoccupations et affirme que la responsabilité d’Haïti n’est pas simplement de demander à ses citoyens vivant à l’étranger de revenir. Le pays doit reconstruire les conditions leur permettant de revenir en sécurité, volontairement et avec dignité.
Pour les États-Unis, le cadre soutient que les conséquences de l’instabilité haïtienne ne s’arrêtent pas nécessairement aux frontières d’Haïti. La faiblesse institutionnelle peut contribuer à la criminalité transnationale, au trafic d’armes, à l’instabilité économique et aux pressions migratoires. À l’inverse, une Haïti plus sûre et économiquement viable pourrait devenir un partenaire régional plus fort et plus stable pour les États-Unis.
Une approche centrée sur les institutions
Le parcours de Me. Jules diffère de celui d’un politicien de carrière traditionnel. Son expérience professionnelle est principalement enracinée dans le droit, les poursuites judiciaires, l’administration publique et les institutions judiciaires haïtiennes.
Cette expérience a façonné une philosophie selon laquelle le redressement d’Haïti ne peut pas être construit autour d’une seule personnalité politique. Me. Jules soutient plutôt que le pays doit bâtir des institutions capables de survivre à ceux qui occupent temporairement les postes de pouvoir.
Sa vision est celle d’une Haïti où un enfant peut aller à l’école sans traverser un territoire contrôlé par des groupes armés ; où une mère peut travailler sans craindre de ne pas rentrer saine et sauve auprès de sa famille ; où les entrepreneurs peuvent investir sans se soumettre aux organisations criminelles ; où la police protège les citoyens et où les tribunaux fonctionnent ; et où les jeunes Haïtiens peuvent envisager de construire leur avenir dans leur propre pays.
C’est aussi une vision dans laquelle la diaspora haïtienne peut revenir, investir et participer directement à la reconstruction nationale.
Selon cette philosophie, le succès d’une transition ne serait pas mesuré par la durée pendant laquelle ses dirigeants restent au pouvoir. Il serait mesuré par leur capacité à rétablir suffisamment de sécurité, d’autorité gouvernementale et de confiance publique pour organiser des élections crédibles et transférer pacifiquement le pouvoir à des autorités démocratiquement légitimées par le peuple haïtien.
« Haïti ne manque pas de personnes compétentes », a déclaré l’ASPC. « Ce dont Haïti a besoin, ce sont des institutions capables de transformer la compétence individuelle en force nationale. L’objectif doit être plus grand qu’une seule personne : restaurer l’autorité de l’État, protéger la population, renforcer les institutions, rebâtir la confiance nationale et créer les conditions d’un retour durable à un gouvernement constitutionnel et démocratique. »
À propos de Me. Lesly Jules
Me. Lesly Jules est un magistrat et juriste haïtien comptant plus de trois décennies d’expérience juridique et de service public. Sa carrière comprend des fonctions au sein des tribunaux de première instance, des cours d’appel et de la Cour de cassation d’Haïti. Son parcours professionnel inclut une formation juridique et des formations en administration judiciaire, lutte contre la corruption, résolution des conflits et autres domaines liés à l’État de droit et à la gouvernance institutionnelle.
Le cadre institutionnel présenté par l’ASPC ne constitue pas une déclaration de candidature ni une campagne politique de la part de Me. Jules. Il vise à documenter son parcours professionnel et à présenter des principes pouvant être pris en considération si les autorités compétentes d’Haïti faisaient appel à lui pour servir dans une capacité nationale ou transitionnelle exceptionnelle.
