Alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition a pris fin le samedi 7 février 2026 et que la gestion de l’Etat a été confiée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, plusieurs citoyens de la capitale se montrent méfiants tenant compte des expériences du passé.
Selon eux, la date du 7 février est symbolique dans l’histoire récente du pays, car elle marque le passage d’un régime dictatorial à un ordre démocratique. Toutefois, ils estiment que les dirigeants qui se sont succédé au sommet de l’Etat ne respectent pas les principes fondamentaux de la démocratie, ce qui empêche le pays d’aboutir à des résultats réellement démocratiques.
« Aujourd’hui, nous faisons face à une réalité chaotique parce que le système dictatorial est de retour », ont-ils déclaré. Ces citoyens se sont pris aussi au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé qui est l’émanation du Conseil présidentiel de transition.
Par ailleurs, ils ont denoncé ce qu’ils appellent l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes du pays, alors que les accords et les conventions regissant la matiere ne permettent à aucun pays de s’immiscer dans les affaires intrernes d’un pays souverain.
Toutefois, ils reconnaissent que cette ingérence découle de la faiblesse de l’État haïtien. « Aujourd’hui, nous recevons des ordres. La communauté internationale dicte la marche à suivre et s’impose comme chef », ont-ils déploré.
Dans cette perspective, ils lancent un appel pour une prise de conscience citoyenne en vue de redresser la barque du pays.
Modeline Youte
