Nous sommes à un carrefour où il faudra prendre des décisions claires et nettes pour sortir de l’enlisement dans lequel patine notre pays. Et pour ce faire, il faudra que chaque secteur prenne ses responsabilités. Les menaces n’y feront rien, les admonestations ou les complaintes traditionnelles ne seront qu’exercices de futilités.
Face à un bilan aussi désastreux accumulé au fil des ans, les secteurs organisés de ce pays, le simple citoyen, ceux qui sont dans l’appareil d’État ou qui rêvent d’y être doivent tous marquer une pause pour enfin envisager de construire cette nation haïtienne.
Que de générations perdues, que de femmes et d’hommes de valeur qui ont par le passé rêvé d’un pays ont été sacrifiés sur l’autel de la bêtise meurtrière !
Les Haïtiens sont réduits à l’état de consommateurs ou de chômeurs structurels. Il existe une situation calamiteuse de familles qui n’ont jamais travaillé depuis deux ou trois générations et qui vivent de toutes sortes d’expédients. Ils sont aussi souvent une bande taillable et corvéable à merci pendant les conjonctures électorales.
Nous avons besoin de discours novateurs, de plans urbains innovants, de révolution économique, de relèvement social, il nous faut assurer nos biens privés et publics. Toute chose qui ne peut s’accomplir sans cette mise en orbite d’un véritable projet national que suivrait une entente cordiale entre secteurs déterminés à changer la donne.
La Rédaction
