Au cours de l’année 2025, l’Organisation de promotion de la lecture et de l’écriture en Haïti (OPLEH) a mené douze activités majeures réparties entre février et novembre. Ces interventions ont été réalisées principalement dans les communes des Gonaïves, de Limonade et de Caracol, ainsi qu’en ligne à travers un webinaire. Les activités ont touché un total de 895 bénéficiaires, dont 630 élèves du troisième cycle fondamental et du secondaire, représentant le cœur de cible de l’organisation. Les 265 autres bénéficiaires étaient composés d’enseignants, selon les informations dont dispose la direction de Rédaction du quotidien Le National, de responsables d’établissements scolaires et de leaders communautaires, dont l’implication contribue à l’ancrage institutionnel et social des actions entreprises.
La répartition géographique des bénéficiaires montre une forte concentration aux Gonaïves, où plus de 520 personnes ont été touchées à travers d’activités en présentiel. À Caracol, 185 élèves ont participé aux ateliers organisés, tandis que 135 bénéficiaires ont été recensés à Limonade. Par ailleurs, 50 personnes ont pris part au webinaire organisé en ligne, permettant ainsi d’élargir la portée des actions au-delà de limites territoriales immédiates.
En ce qui concerne la répartition selon le genre, les données révèlent une participation majoritairement féminine. Sur les 895 bénéficiaires enregistrés, 590 étaient des filles ou des femmes, soit 66 %, contre 305 garçons ou hommes, représentant 34 %. Cette tendance traduit un intérêt marqué des jeunes filles pour les activités liées à la lecture et à l’écriture, tout en mettant en lumière la contribution de l’OPLEH à la promotion de l’équité éducative.
S’agissant de résultats académiques d’élèves bénéficiaires, les indicateurs montrent un taux de réussite particulièrement élevé. Sur les 630 élèves ayant participé aux ateliers de lecture et d’écriture, 560 ont accédé à la classe supérieure, soit un taux de réussite de 89 %. En revanche, 70 élèves, représentant 11 %, n’ont pas réussi leur passage. Malheureusement. Ces résultats suggèrent un impact positif des activités pédagogiques mises en œuvre, notamment en matière de lecture active, de compréhension de texte et d’expression écrite.
Du point de vue financier, l’exercice 2025 présente un budget global équilibré de 128 990 gourdes. Les recettes proviennent essentiellement des cotisations mensuelles des membres, qui ont généré 27 500 HTG, ainsi que des contributions en nature estimées à 89 490 HTG, correspondant principalement à la mise à disposition de locaux et d’appuis logistiques. À cela s’ajoutent des appuis financiers sous forme de dons, pour un montant de 12 000 HTG.
Les dépenses ont été réparties en plusieurs postes. Les activités éducatives ont constitué la part la plus importante du budget, avec 83 843,5 HTG consacrées aux ateliers, concours, webinaires, formations et supports pédagogiques. Les dépenses liées à la logistique et aux déplacements se sont élevées à 19 348,5 HTG, couvrant notamment le transport, les impressions et les rafraîchissements. La communication et la visibilité ont représenté 10 319,2 HTG, tandis que les dépenses administratives, incluant le matériel de bureau et l’enregistrement légal, ont totalisé 9 029,3 HTG. Une marge de sécurité de 6 449,5 HTG a été prévue pour les imprévus. Le total de dépenses correspond exactement au total de recettes, traduisant une gestion budgétaire équilibrée.
Dans l’ensemble, ces données quantitatives témoignent d’une première année d’intervention structurée, marquée par une capacité d’action significative malgré des ressources limitées. Elles illustrent la cohérence entre les objectifs stratégiques de l’OPLEH et les résultats obtenus sur le terrain, tant en matière de portée territoriale que d’impact éducatif.
Il est des institutions dont l’intégrité scintille comme un phare dans le paysage associatif ayitien, et l'OPLEH en est l'illustre incarnation. Là où beaucoup s'égarent, cette organisation de jeunesse se distingue par une clairvoyance stratégique et une transparence budgétaire exemplaires.
En érigeant la reddition de comptes en vertu cardinale, l'OPLEH justifie chaque don avec une rigueur qui force l’admiration. Ses interventions dans le Grand Nord ne sont pas de simples actes de charité, mais des projets structurants portés par une éthique irréprochable. C’est cette probité, rare et précieuse, qui fait de l'OPLEH le gardien de la confiance publique et le moteur d'un renouveau sociétal authentique.
Cependant, cette vertu exemplaire se heurte à un paradoxe cruel : malgré leur intégrité, ces structures subissent souvent une pénurie de financements, les donateurs privilégiant parfois des entités plus bruyantes ou plus propagandistes. Dès lors, l'exigence de transparence totale dans l'implémentation de petits projets communautaires est-elle un atout de pérennité pour l'OPLEH, ou un fardeau qui l'isole face à des réseaux d'influence moins scrupuleux mais mieux dotés ? En tout cas !
