Que celui qui n’a pas souhaité, sinon rêver secrètement d’un match de football « ISRAEL VS IRAN » pour la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis me jette la première pierre !
Ce samedi 4 juillet 2026, ce vœu s’accomplit dans Soldier Field de la ville de Chicago enveloppé d’une atmosphère inédite, où les deux (2) sélections offrent au monde quatre-vingt-dix minutes (90) minutes portées par un vent de fraternité miraculeuse, arbitrées par l’équipe de l’impossible réconciliation.
Il est 18h50. L’air vibre d’une tension historique dans les tribunes, où drapeaux israéliens et iraniens flottent côte à côte sous les projecteurs. L’arbitre américain d’origine haïtienne, Donald Love, ajuste son brassard devant des joueurs israéliens et iraniens échangeant sourires timides, mais regards perçants. À ses côtés, un juge de ligne russe Vladimir Ivanolov et un chinois Xi Liwèli vérifient leurs drapeaux, tandis que le quatrième arbitre saoudien, Khalid Abibi scrute l’horloge. Dans la cabine VAR, une équipe composée de deux (2) ukrainiens et de deux (2) palestiniens chuchotent.
La première mi-temps démarre sous les holàs des supporters des deux équipes qui semblent ressusciter les fantômes d’un affrontement dont on ne peut prédire l’épilogue tant les acteurs ne s’accordent pas de round d’observation. Les engagements sont vifs. Soudain, à la 25ème minute, le coup de sifflet de Love suspend le temps. Penalty pour Israël ! Les Iraniens l’assaillent, exigeant la consultation du VAR. Ce qu’il décide de faire après un échange, via son oreillette et microphone, avec ses homologues de la salle technique. Après deux (2) longues minutes de visionnage, l’arbitre revient en pointant le point fatidique. Un silence presque lugubre, aussi lourd qu’un lendemain de bombardement, tombe sur le Soldier Field. Elan Zavi s’avance. D’une frappe en rase-mottes, il prend le portier iranien à contre-pied : 1-0 (28ème). Les cris israéliens résonnent.
Mais la réponse iranienne ne tarde pas. Elle fuse comme un défi : à la 33ème minute, Mewi Radi, libéré du poids de l’enjeu, égalise d’une reprise de volée foudroyante, sublime (1-1). Le stade explose.
À la pause, les joueurs quittent la pelouse et se dirigent aux vestiaires côte à côte. L’Israélien Sazoumoun pousse l’audace jusqu’à offrir son bidon à l’Iranien Toner. L’image, captée et diffusée en boucle sur les écrans du monde, devient icône. Dans les loges officielles, un diplomate onusien se penche vers le président de la FIFA : « Regardez ! C’est la seule table de négociation qui fonctionne. »
La deuxième mi-temps reprend, implacable. Les duels deviennent plus mordants, voire s’enveniment : à la 60ème minute, le défenseur israélien Sha Pakole (n°7) et le milieu iranien Ahmadi Frape (n°8) écopent d’un rouge chacun après un accrochage violent. À dix contre dix, les espaces s’ouvrent. Corner sur le flanc droit à la 88ème minute, le stade retient son souffle : Dorpaix Toner, s’arrache du marquage et donne l’avantage à l’Iran d’une tête fulgurante (1-2). Sous les ovations les larmes roulent sur les visages des joueurs iraniens submergés par l’émotion. Ils viennent, peut-être, avec cet avantage en toute fin de rencontre, d’écrire une page « d’histoire nationale ».
Puis, dans les ultimes secondes des arrêts de jeu (90ᵉ+4), l’espoir renaît côté israélien : Sardar Sazoumoun, surnommé « SS » par ses compatriotes, hérite d’un centre venu de la droite du virevoltant ailier, Benjamin Salyeh et propulse le ballon du front dans les filets gardés par l’excellent portier iranien du Dynamo de Kiev (2-2). Le dénouement parfait !
Quand l’arbitre siffle la fin, une ovation de soixante-cinq mille (65 000) âmes fait trembler l’enceinte mythique de Chicago. Des supporters iraniens hissent sur leurs épaules un capitaine américain, identifié comme un pilote ayant participé aux frappes « dissuasives » qui ont failli basculer le monde dans l’horreur d’une troisième (3ème) guerre mondiale. À la tribune officielle, délégations israélienne et iranienne se serrent la main pour la première fois depuis près d’un demi-siècle.
2-2 : symbole d’équilibre, de réciprocité, de guerre sans vainqueur.
Pas de larmes de défaite, seulement celles d’une humanité retrouvée autour d’accolades et de maillots échangés qui suspendent et scellent un instant inoubliable. Des selfies avec le trio arbitral constituent la toile de fond d’une image que d’aucuns pensaient inimaginable.
Dans un monde où les nations envoient leurs soldats, le « Soldier Field » est le théâtre de footballeurs, j’ai envie de dire « Grenadiers » d’humanité. Leurs armes : un ballon. Leur victoire : une compassion qui fit taire les querelles interminables et les bruits assourdissants des bombes.
Ce match restera dans l’Histoire, d’abord pour ce corps arbitral qui incarnait l’utopie d’un monde que la géopolitique croyait impossible. Donald Love, fils d’immigrés haïtiens aux États-Unis d’Amérique, Vladimir Ivanolov (Russie), Li Weli (Chine), Khalid Abibi (Arabie Saoudite) et la VAR ukraino-palestinienne ont dessiné la carte d’un monde réconcilié l’espace d’un cillement.
Ensuite, le Soldier Field, temple du football américain, fut quatre-vingt-dix minutes (90) minutes durant, une zone démilitarisée par la magie du ballon rond.
Dans les loges des hautes personnalités où se trouve une délégation de l’ONU, l’ambassadeur haïtien Emile LAVENTURE propose un projet audacieux : un match amical annuel en Arabie Saoudite sous le label « Le Trophée de l’accolade fraternelle ». À Tel-Aviv comme à Téhéran, des graffitis montrent Sardar Sazoumoun et Dorpaix Toner main dans la main sur un podium fictif crées par la magie de l’Intelligence artificielle (IA).
Le monde n’a peut-être pas changé en une soirée. Mais, l’espace d’un cillement, sans traités ni discours, par la seule magie du ballon rond et d’hommes qui croient que le Sport est plus fort que les frontières, il a permis à deux (2) peuples d’esquisser un pas vers l’autre.
Ce rêve est pour rappeler à tous que parfois, il faut un terrain de sport pour rappeler aux dirigeants que la vraie diplomatie peut aussi se jouer sans les armes.
N.B. L'Iran et Israël ont disputé plusieurs matchs officiels de football, principalement entre les années 1950 et 1970, avant l'exclusion d'Israël de la Confédération asiatique (AFC) en 1974.
Bilan des confrontations :
- Total de matchs : 5
- Victoires de l'Iran : 3
- Victoires d'Israël : 1
- Matchs nuls : 1
Mickelson THOMAS
Amant du Sport
