Plus de quarante étudiants haïtiens s’apprêtent à poursuivre leurs études en France grâce à des programmes de bourses soutenus par la France, la BRH et Unibank. Avant leur départ, ils ont été reçus mardi à la Résidence de France, à Port-au-Prince.
Ils sont plus de quarante à s’apprêter à quitter Haïti pour poursuivre une formation de Master 2, en France. Ces étudiants bénéficient de programmes de bourses associant plusieurs partenaires institutionnels et financiers.
À quelques jours de leur départ, ils ont été reçus, le mardi 25 août 2026, à la Résidence de France, à l’initiative de l’ambassade de France en Haïti.
La rencontre a réuni plusieurs responsables autour de cette nouvelle promotion de boursiers. Étaient notamment présents le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Vijonet Déméro, le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Ronald Gabriel, et le président du conseil d’administration d’Unibank, Franck Helmcke.
Les bourses sont financées ou soutenues dans le cadre de partenariats impliquant le gouvernement français, la BRH et Unibank.
La formation comme investissement dans le capital humain
Pour l’ambassadeur de France en Haïti, Antoine Michon, cette initiative s’inscrit dans une démarche de renforcement du capital humain haïtien.
Les dispositifs de mobilité académique doivent permettre aux bénéficiaires d’acquérir une formation spécialisée au sein d’établissements d’enseignement supérieur français. L’objectif affiché est également de contribuer à la formation de cadres et de futurs cadres susceptibles de mettre leurs compétences au service d’Haïti.
Cette coopération universitaire intervient dans un contexte où la formation de compétences qualifiées constitue un enjeu majeur pour le pays.
Des conseils avant l’expérience française
Avant la réception officielle, les nouveaux boursiers ont participé à une séance d’orientation avec d’anciens bénéficiaires de programmes de mobilité.
Les échanges ont porté sur plusieurs aspects de la vie universitaire et quotidienne en France : adaptation, études, organisation de la vie étudiante et expérience de mobilité internationale.
Cette étape préparatoire visait à donner aux futurs étudiants des repères avant leur immersion dans leur nouvel environnement académique.
Au-delà du diplôme, quel retour pour Haïti ?
Les représentants des institutions partenaires ont encouragé les boursiers à tirer pleinement profit de leur formation et leur ont souhaité du succès dans leur parcours.
Mais derrière ces départs se pose une question plus large : comment transformer ces formations à l’étranger en compétences durables pour Haïti ?
Une fois leurs diplômes obtenus, ces jeunes talents reviendront-ils mettre leur savoir au service du pays ? Ou la mobilité académique contribuera-t-elle, malgré elle, à renforcer la fuite des compétences ?
La véritable réussite de ces bourses ne se mesurera-t-elle pas, finalement, au nombre de diplômés qui pourront transformer leur formation en solutions pour Haïti ?
