Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) maintient la date du 7 septembre 2026 pour la rentrée des classes au titre de l’année académique 2026-2027.Â
Dans le calendrier scolaire publié par le MENFP, la rentrée des classes est prévue pour le 7 septembre 2026, tandis que la clôture de l’année académique est fixée au 2 juillet 2027. Le document présente également les principales échéances des examens officiels, notamment les épreuves de la 9e année fondamentale prévues du 14 au 17 juin 2027 et celles du baccalauréat (Philosophie) programmées du 28 juin au 1er juillet 2027.
Le ministère indique que ce calendrier doit servir de référence aux établissements scolaires publics et privés, aux enseignants, aux élèves ainsi qu’aux parents pour une meilleure organisation de l’année académique.
Du côté de l’association des parents d’élèves d’Haïti, son coordonnateur général, Fedner Confident, estime que le MENFP doit maintenir cette date du 7 septembre et éviter tout report en raison des critiques ou inquiétudes exprimées habituellement avant chaque rentrée scolaire.
« À chaque réouverture des classes, les parents se plaignent et disent qu’ils ne sont pas prêts. Si nous continuons ainsi, les rentrées scolaires ne se feront jamais », a fait savoir le responsable, appelant les autorités et les acteurs concernés à travailler afin de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école dans les délais prévus.
Fedner Confident reconnaît toutefois les difficultés auxquelles sont confrontées plusieurs familles, notamment celles affectées par la crise sécuritaire. Il souligne que de nombreux parents ont été contraints d’abandonner leurs domiciles pour se réfugier dans des camps de fortune ou des sites d’accueil en raison des violences.
Face à cette situation, le coordonnateur de l’association des parents d’élèves d’Haïti demande au gouvernement de mettre en place des mesures d’accompagnement en faveur des familles vulnérables et des élèves déplacés. Il appelle également à un soutien accru pour les enseignants, notamment à travers l’octroi d’un quatorzième mois, afin de leur permettre de mieux préparer la nouvelle année scolaire.
Concernant l’insécurité, Fedner Confident estime que les autorités doivent prendre leurs responsabilités et adopter des mesures concrètes pour sécuriser les zones affectées. Selon lui, les difficultés sécuritaires ne doivent pas empêcher indéfiniment les enfants d’avoir accès à l’éducation.
Pour lui, maintenir la rentrée au 7 septembre permettrait aux élèves de bénéficier d’un nombre complet de jours de classe et d’éviter de nouveaux retards dans le calendrier scolaire. Il invite donc le ministère à respecter cette échéance et à tenir son engagement envers la communauté éducative.
Vladimir Predvil
