À travers plusieurs jours d’interventions, en ligne et en présentiel, s'étendant sur plus de plusieurs sept mois tout au long de l'année 2025 ; Le 26 juin un webinaire a eu lieu sur Zoom, le 31 août à Vialet, à l'église catholique, le 12 septembre et le 14 novembre à Fondoux, enfin le 15 novembre à Miragoâne au local du Renaudot École de Journalisme. L’organisation Haitian Youth for Development a mené une série de séances de sensibilisation sur la santé mentale à travers plusieurs localités de Petit-Goâve et de Miragoâne.
Ces activités ont inclus des ateliers, des tables rondes et des causeries, animés par Johnny Aldanis, travailleur social, avec une attention particulière portée sur les jeunes, principal public ciblé par cette initiative.
L'accès aux soins de santé reste faible en Haïti. La dépression existe, et l’on ne porte pourtant pas assez de soutien à celles et ceux qui en souffrent. Les personnes dépressives ne trouvent pas d’accompagnement, ni les clés d'une santé mentale positive. De ce constat, Haitian Youth Hub for Development crée des espaces où les gens peuvent surtout échanger, réfléchir autour de la santé mentale, à travers plusieurs jours d’interventions s'étendant sur plus de quatre mois tout au long de l'année 2025.
Dans ce contexte actuel marqué par toutes les formes de violence, l'instabilité politique, la vulnérabilité et autres maux, Haitian Youth Hub for Development juge plus important de jeter un regard vers la santé mentale de tout un chacun qui est devenue une préoccupation commune.
Selon Jean Rousselet Saint-Firmin, concepteur et meneur du projet, cette expérience a permis d‘« entendre les témoignages et partager des moyens pour lutter contre les problèmes de santé mentale qui font rage dans le pays ». Pour lui, cela a été un moment privilégié : « C'était une occasion de rencontrer les gens, un prétexte pour discuter avec eux d’un problème qui est presque ignoré aujourd’hui : la santé mentale », explique-t-il.
« L'objectif était clair : sauvegarder le bien-être mental », a laissé entendre l'ancien boursier du département d'État américain. « Avec nos moyens limités, nous faisons notre petit chemin en continuant à organiser des ateliers et des causeries pour sensibiliser et accompagner les individus sur le chemin du bien-être psychologique », conclut-il.
Dely Benson, professeur d’histoire et de sciences sociales, a participé aux séances et a exprimé son appréciation. Il a souligné que « cette initiative reste un geste louable. Ces activités sont cruciales pour la société, surtout dans un contexte comme celui d’Haïti ». Il a ajouté que « cela contribue à changer les perceptions et les attitudes négatives qui peuvent exister autour de la santé mentale dans un pays comme le nôtre ».
Rappelons que le projet vise à améliorer l’accès aux soins de santé mentale, à promouvoir le bien-être et à renforcer les capacités des jeunes, contribuant ainsi à bâtir une communauté plus forte, solidaire et résiliente.
Kerby Vilma
