Les étudiants de l’École normale supérieure (ENS) ont tenu une conférence de presse, suivie d’un mouvement de protestation pacifique, ce jeudi 26 février 2026, pour dénoncer la décision du ministre de l’Éducation, Antoine Augustin, relative au report du système d’intégration des diplômés de l’ENS.
Des dizaines d’étudiants issus de l’ENS ont foulé le pavé dans plusieurs rues, brandissant des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des messages de revendication. Ils exigent du titulaire du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) le retrait pur et simple de cette décision interne, qui vise à rejeter le processus d’intégration des diplômés dans le système éducatif national.
Les protestataires se sont d’abord rassemblés devant les locaux de l’ENS avant de parcourir plusieurs artères en direction du siège du ministère afin de faire entendre leur message.
Selon les étudiants, un protocole d’accord signé en 2013 entre l’ENS et le MENFP prévoyait l’intégration progressive des diplômés de l’institution dans les établissements scolaires publics après quatre années de formation. Or, en date du 16 février 2026, le ministre Antoine Augustin aurait révoqué cette mesure.
« Il n’y a pas d’autre alternative : le ministre doit respecter le protocole signé avec l’institution. Nous devons continuer à effectuer nos stages dans les lycées, car nous sommes des professionnels qualifiés, formés par l’État, et notre place est dans les écoles. Il n’y a aucune négociation possible. Ce que nous exigeons, c’est l’annulation de cette décision », ont déclaré les étudiants.
Par ailleurs, ils dénoncent les nominations effectuées au sein du ministère, qu’ils qualifient de partisane, affirmant que des proches obtiennent des postes alors que les diplômés des Écoles normales ne sont pas intégrés. Une situation qui, selon eux, a des conséquences directes sur la qualité de l’apprentissage des élèves.
Les étudiants menacent de maintenir la mobilisation si le ministre de l’Éducation ne revient pas sur sa décision de révoquer le protocole signé entre l’École normale supérieure de l’UEH.
Yasmine Sanon
