Le Conseil Électoral Provisoire (CEP), a tenu ce jeudi 26 février 2026, une journée d’échanges avec des organisations de la société civile, autour du processus électoral. L'objectif de cette rencontre est de partager avec la société civile les avancées réalisées dans le cadre du processus en cours.
En effet, le CEP lance ce jeudi, la première des trois journées d’échanges autour du processus électoral. Cette première session s'est déroulée avec des organisations de la société civile, au cours de laquelle les intervenants ont exposé sur les nouveautés du processus électoral, des échanges autour du décret électoral, et un coup d’œil sur les nouveautés du calendrier électoral et des activités déjà réalisées, les mécanismes d'inscription des partis, regroupements politiques et électeurs.
Les représentants de certaines structures ont profité de l’occasion pour exprimer leurs inquiétudes face au déroulement du processus électoral et ont réclamé des mesures concrètes avant la convocation de la population aux urnes. Pour faire baisser la tension, le président du CEP, Jacques Desrosiers, a souligné l'importance de ces organisations pour le bon déroulement des élections.
« Chers membres de la société civile, en vous réunissant aujourd'hui, le CEP vous considère comme un partenaire dont la teneur à part entière capable de stimuler une forte participation citoyenne et garantir le bon déroulement du processus », a-t-il lancé. Tout en soulignant que depuis installation du CEP, les conseillers-électoraux se sont engagés dans la mise en place des mesures pour garantir des élections transparentes, libres, inclusives, participatives et surtout acceptables.
M. Desrosiers se dit conscient des enjeux significatifs qui marquent la période électorale. Toutefois, il a rappelé la mission du CEP qui consiste à planifier, organiser et conclure les opérations électorales sur tout le territoire jusqu'à la publication des résultats. « C'est une tâche que nous prenons très au sérieux dans le respect de notre devoir envers la démocratie haïtienne », dit-il.
Il rappelle que les résultats d'une enquête réalisée sur les besoins des citoyens et leur compréhension du système politique haïtien publiés en avril 2024, rapportent que 48.9% des personnes interrogées disent croire à la démocratie, 29 pour cent ont exprimé le désir de voter aux prochaines, d'autres veulent voter en fonction de la situation sécuritaire, 89 pour cent ont affirmé que le besoin de sécurité est le plus pressant.
Le président du CEP estime que les élections représentent un moment décisif pour notre pays, en incarnant la voix du peuple et la clé de notre avenir en commun. Elles permettent que l'on place dans les différentes sphères de l'État des dirigeants légitimes; le rétablissement d'un climat sécuritaire demeure le plus pressant et c'est l'un des principes préalables au respect total du calendrier électoral en exécution.
« Malgré l'exécution de ce calendrier le CEP n'ignore pas pour autant la complexité de la situation que traverse le pays », a-t-il confié. Ainsi, il a plaidé en faveur le rétablissement de la sécurité et a réitéré l'engagement de l'institution à œuvrer en faveur d’un processus électoral juste, libre, transparent, participatif et inclusif.
Sheelove Semexant
