Le Président et porte-parole de l’Initiative citoyenne pour le développement intégré d’Haïti (ICIDIH-17), Lentz Jika Maignan, a réaffirmé la position de son parti de centre-gauche en rejetant catégoriquement toute logique de « tabula rasa » dans la conduite des affaires publiques. Selon lui, Haïti ne peut se permettre un nouveau vide institutionnel.
Il appelle ainsi à une large concertation entre les forces politiques, sociales et économiques du pays afin de parvenir à un compromis politique viable.
Dans cette perspective, il estime qu’un accord pourrait être trouvé avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont la mission prioritaire serait de rétablir la paix, créer les conditions de stabilité et organiser des élections crédibles permettant le retour à l’ordre constitutionnel.
Tout en reconnaissant l’échec du Conseil présidentiel de transition, M. Maignan a invité ses membres à tirer les conséquences de cette situation en démissionnant le 7 février, conformément à l’accord du 3 avril.
Il a toutefois insisté pour qu’ils demeurent en Haïti et mettent à profit les ressources accumulées afin de financer des projets structurants et des centres de formation professionnelle en faveur de la jeunesse, plutôt que de quitter le pays.
S’adressant directement à la population, le président de l’ICIDIH-17 a lancé un appel solennel au dialogue et au compromis national, rejetant toute logique de violence qu’il a qualifiée de « koupe tèt, boule kay ».
Il a souligné que seule l’unité, la responsabilité collective et la recherche de solutions concertées permettront à Haïti de sortir durablement de la crise multidimensionnelle qui l’affecte.
En conclusion, Lentz Jika Maignan a rappelé que la vision fondamentale de l’ICIDIH-17 est la reconstruction d’une Haïti nouvelle, inclusive et prospère, fondée sur un développement intégré, durable et porté par tous ceux qui aspirent à un véritable changement.
Edgard Boris Jude
