L’Engagement du 14 janvier 2026, à travers ses membres, a organisé ce matin du 05 février un sommet de gouvernance avec pour choix le magistrat Jean Joseph Lebrun comme futur président de la nouvelle transition.
« Nous sommes plusieurs représentants de partis politiques, de regroupements patronaux, d’organisations de base, de regroupements de femmes, de syndicats, de paysans, de professionnels, etc., qui avons pris l’initiative d’engager un vaste dialogue en vue de trouver une résolution à la crise politique haïtienne. Ces échanges ont abouti au choix du juge Lebrun comme président de la nouvelle transition avec trois objectifs : rétablir la sécurité, aborder l’urgence humanitaire et enfin organiser les élections », a fait savoir Jean Renel Sénatus.
Pour l’ancien commissaire du gouvernement et ancien sénateur de la République, l’heure a sonné et la délivrance du pays va commencer le 07 février, à la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, en allant vers la Cour de cassation, eu égard à la Constitution de 1987. « Le temps de la rupture avec les successions de crises politiques aggravées par l’assassinat du président Jovenel Moïse est venu. La population haïtienne veut redéfinir son avenir en mettant le cap vers un État démocratique, un État de droit. »
Plus loin, M. Sénatus qualifie de théâtre le fait que des citoyens et citoyennes puissent se présenter avec leur cartable aux fins de s’inscrire comme Premier ministre ou président moins de 72 heures avant l’échéance du 07 février 2026.
Selon lui, le pouvoir est majestueux et on le reconnaît à partir de l’exercice. Plus loin, l’ancienne directrice du Programme national de cantine scolaire (PNCS), Djina Guillet Delatour, a elle aussi déclaré que le CPT a échoué à cause de son incapacité à créer des conditions propices à une transmission du pouvoir à des autorités à élire le 07 février 2026, en vertu des articles 4 et 10 du décret du 10 avril 2024 portant création du Conseil. « L’article 6.1 du décret du 23 mai 2024 indique clairement que le CPT ne peut bénéficier de prolongation de mandat. »
Rappelons tout de même que le 14 novembre 2025, le Conseil électoral provisoire (CEP) avait remis à l’exécutif le projet de calendrier et un projet de décret fixant les dates de l’élection présidentielle aux 30 août et 6 décembre 2026.
Gérard H. Résil
