Le Groupe de personnalités éminentes (GPE) de la Communauté caribéenne (CARICOM) a réaffirmé sa disponibilité à accompagner Haïti dans la recherche d’une issue à la crise politique, alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition arrive à son terme le 7 février 2026.
En effet, dans une déclaration rendue publique, le GPE souligne qu’il continue d’offrir ses bons offices aux acteurs haïtiens, dans un contexte marqué par de lourds défis politiques, sécuritaires et institutionnels. Aussi, l’instance se dit toutefois profondément préoccupée par la lenteur des parties prenantes à parvenir à un accord consensuel, malgré l’existence de plusieurs propositions présentant des points de convergence.
Selon le GPE, les efforts déployés par la CARICOM et la communauté internationale visent à soutenir un processus dirigé par les Haïtiens eux-mêmes. Mais l’absence d’un consensus clair autour d’un mécanisme de transition alternatif risque de compromettre cette dynamique, poursuit-il.
En ce qui concerne, le Groupe exécutif du GPE a lancé un appel solennel aux acteurs politiques, à la société civile et à l’ensemble des forces vives du pays, les exhortant à faire preuve de patriotisme et à placer l’intérêt national au-dessus de toute considération partisane. « Si les Haïtiens veulent déterminer leur propre destin, ils doivent se rassembler autour d’un accord commun », souligne la déclaration.
Parallèlement, le GPE insiste sur l’urgence de la situation. Un consensus doit impérativement être trouvé avant le 7 février 2026, faute de quoi le pays pourrait faire face à des répercussions indésirables. Le temps presse, avertit l’organisation régionale, appelant à une mobilisation rapide et responsable de tous les acteurs concernés, lit-on dans la note.
En outre, des initiatives de dialogue se multiplient. Des figures religieuses, dont Mgr Dumas, poursuivent leurs échanges avec différents protagonistes de la crise, dans l’espoir de rapprocher les positions et de faciliter un compromis politique durable.
Vladimir Predvil
