La Coalition des Regroupements Politiques pour l'Avancement de la Démocratie / Partis Émergents et Alliés (COREPAD-PEA) a tenu une conférence ce mardi 13 janvier 2026, au cours de laquelle elle a exigé la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). La coalition insiste sur la nécessité d’un dialogue entre les acteurs politiques afin de parvenir à un consensus pour remplacer le CPT avant le 7 février 2026.
Dans un contexte marqué par l’insécurité multiforme et des tensions politiques persistantes, les organisations politiques multiplient les accords, mais aucune mesure concrète n’a encore été prise alors que l’échéance du 7 février approche dans une vingtaine de jours.
Evenot Jocelin, membre du comité de suivi des assises de la COREPAD-PEA, a déclaré que la structure appelle les leaders politiques à se réunir pour un dialogue franc et constructif afin de trouver un terrain d’entente avant le 7 février. Selon lui, les membres du CPT ont violé systématiquement l’accord du 3 avril et doivent se retirer. Il dénonce leur irresponsabilité, leur surdité volontaire face aux revendications du peuple, ainsi que leur implication dans la corruption et le discrédit public.
« Avant leur départ, il est primordial que les protagonistes parviennent à un consensus pour sortir le pays de la crise. La COREPAD-PEA plaide pour un départ ordonné du CPT », a affirmé le responsable.
La coalition exige également une alternative consensuelle avec un président et un Premier ministre afin de maintenir le pays dans un processus de dialogue. Dans ce cadre, elle demande la destitution sans condition du Premier ministre pour établir une table de dialogue.
En outre, Evenot Jocelin estime que si le CPT ne procède pas à cette révocation d’ici le 7 février 2026, afin d’éviter que le pays ne sombre dans le chaos, il faudra envisager la mise en place d’un tribunal populaire pour juger les membres du CPT.
Enfin, il appelle toutes les forces vives de la nation à s’unir autour d’une alternative crédible, en collaboration avec le conseil de médiation, en excluant les personnes corrompues ou liées au pouvoir actuel, car selon la COREPAD-PEA, elles ne peuvent être à la fois juges et parties.
Yasmine Sanon
