À l’aube de l’année 2026, plusieurs citoyens ont exprimé leurs perspectives, leurs attentes pour le pays ainsi que les changements qu’ils souhaitent voir s’opérer. Ils font part de leur frustration face à la situation difficile que traverse Haïti, soulignant l’urgence de réformes structurelles. Selon eux, la voix du peuple demeure trop faible pour provoquer les transformations espérées.
En effet, en ce début d’année, les citoyens déplorent la situation actuelle du pays. Ils confient ne pas se sentir en sécurité ni être en mesure de subvenir à leurs besoins dans un environnement où l’insécurité règne et où les opportunités économiques se font rares.
Par ailleurs, malgré une perte de confiance dans la capacité de l’État à apporter des solutions concrètes, de nombreux citoyens continuent de lancer des appels aux autorités concernées. Ils réclament également un engagement plus fort dans la lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes.
« Personnellement, je serais heureuse de voir plus de jeunes suivre des formations et s’éduquer. Je voudrais voir davantage de jeunes emprunter un chemin positif, où leurs plus grandes armes seraient la connaissance et un large éventail de compétences. C’est une façon de lutter contre la pauvreté. Pour ma part, j’ai pour perspective cette année de suivre davantage de formations tout en créant de petits emplois pour les jeunes », a déclaré Manaïka Dorjeant.
Une jeune et leader exprime le souhait de voir Haïti revenir sur la voie de la sécurité, de la justice et du respect de la vie humaine, des valeurs qu’elle estime aujourd’hui peu respectées. Elle souhaite que davantage d’opportunités soient offertes aux jeunes, mais aussi à l’ensemble de la population, notamment dans les secteurs de l’éducation et de l’emploi. Pour y parvenir, elle estime que les autorités doivent placer l’intérêt du pays en priorité, lutter contre l’impunité et agir avec volonté et responsabilité.
Selon elle, les dirigeants devraient choisir de servir plutôt que de dominer, en plaçant la vie humaine au cœur de leurs priorités. À ses yeux, Haïti n’a pas besoin de nouvelles promesses, mais d’actions concrètes capables d’apporter une véritable transformation.
En somme, les attentes sont grandes, mais l’insécurité demeure l’ombre menaçante qui plane sur l’ensemble du pays. Pour que les espoirs de changement et de développement puissent se concrétiser, la sécurité doit être rétablie de manière durable et efficace. Sans un climat sûr, il est difficile d’imaginer une participation pleine et entière des citoyens à la vie sociale, économique et politique. Ainsi, au cœur des préoccupations exprimées, la restauration d’une sécurité pérenne apparaît comme une condition indispensable pour avancer vers un avenir plus stable et prospère.
Modeline Youte
