Un silence qui suscite pas mal d’interrogations au sein de l’opinion publique. La seule déclaration publique, c’est de rectifier justement qu’aucun communiqué n’a été produit par le gouvernement haïtien concernant la situation au Venezuela.
Alors que le Venezuela, pays historiquement proche d’Haïti, demeure sous le choc de l’arrestation de son chef d’État, aucune prise de position n’a été enregistrée du côté du Conseil présidentiel de Transition.
Si la présidence haïtienne n’a rien dit à ce sujet, d’autres appels sont faits pour le respect du droit international et à des solutions pacifiques concernant cette arrestation, tout en rappelant la souveraineté des États et l’importance du dialogue.
Cette absence de réaction alimente les critiques et relance le débat sur l’orientation diplomatique d’Haïti, certains y voyant un malaise politique, voire une nouvelle rupture symbolique avec un allié traditionnel de la région. Dans la même veine, plusieurs réactions rappellent qu’au regard de ses positions diplomatiques antérieures, il est peu probable que la République d’Haïti affiche un appui au pouvoir bolivarien face aux États-Unis.
Rappelons qu’en 2019, Haïti avait soutenu, au sein de l’Organisation des États américains (OEA), une résolution contestant la légitimité du mandat de Nicolás Maduro, un mutisme qui ne fait que intriguer et inquiéter dans le milieu diplomatique. Pour plusieurs, ce silence traduit l’effacement de la diplomatie haïtienne sur les dossiers internationaux et la crainte de s’opposer aux grandes nations.
Rappelons que ce lundi à midi, le président vénézuélien ainsi que son épouse ont plaidé non coupable devant un tribunal à New York. Il a contesté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Les chefs d’accusation sont le narcoterrorisme et l’importation de cocaïne aux États-Unis.
Deux jours après l’opération militaire américaine à Caracas, le président Maduro a plaidé non coupable devant le tribunal de New York lors de sa comparution. L’inculpé clame son innocence et affirme qu’il est toujours le président du Venezuela. Selon France 24, après la séance de ce lundi, Nicolás Maduro retournera dans sa cellule et comparaîtra à nouveau devant le juge le 17 mars 2026.
Gérard Hirsh Resil
