L'Union Nationale des Normaliens-Normaliennes Haïtiens (UNNOH) ainsi que le Directoire de la Centrale Unitaire des Travailleurs et Travailleuses des Secteurs Public et Privé d'Haïti (CUTRASEPH) ont dénoncé la tentative d'instrumentalisation politique de l'organisation des examens officiels au détriment des enseignants, appelant les enseignants de tout le pays à se préparer activement pour la prochaine grande mobilisation nationale afin d'exiger le respect de l'accord du 20 janvier 2025.
En effet, le professeur Josué Mérilien, secrétaire général de l'UNNOH, a fait savoir que l'éducation est un outil stratégique pour planifier le présent et l'avenir du pays. Pour lui sans des citoyens formés, il n'y a pas d'avenir pour ce pays. C'est pour cela que les autres pays accordent une grande importance à l'éducation.
Il estime que les dirigeants haïtiens n'assument pas leur véritable responsabilité qui est de garantir une éducation de qualité dans le pays. Pour lui, les dirigeants utilisent une politique d'instrumentalisation du système éducatif, ce qui a provoqué une situation de crise dans ce secteur.
Selon lui les nominations se font sur la base du clientélisme politique.
« En ce qui concerne l'organisation des examens d'État, les professeurs, les étudiants et les universitaires sont exclus. Nous croyons qu'il est important d'attirer l'attention de la population sur ce danger qui menace le système éducatif. Lorsque des citoyens prennent ce système en otage pour des intérêts politiques, les conséquences sont graves. Pourtant, des enseignants qui comptent de nombreuses années de service ne sont toujours pas nommés, alors que des individus bénéficiant d'alliances politiques reçoivent des lettres de nomination », a expliqué le normalien Josué Mérilien.
Dans ce cas, il a exigé que les étudiants, les universitaires s'occupent de la surveillance des examens officiels, notamment les enseignants qui ne sont pas encore nommés ou budgétisés, également les syndicats d'enseignants dans toutes les étapes du processus d'organisation et de réalisation desdits examens.
D'autre part, le syndicaliste Josué Mérilien a déclaré que, pour que l'accord du 20 janvier 2025 soit respecté et pour que les enseignants travaillent dans de meilleures conditions, il faut bâtir une école qui valorise l'histoire du pays, son patrimoine, sa culture et qui forme les citoyens de demain. Il est indispensable de mener un véritable combat.
C'est dans cette perspective que ces structures appellent tous les parents, les élèves et les enseignants de tout le pays à se préparer activement, dès maintenant, à la prochaine grande mobilisation nationale afin d'obtenir le respect intégral de l'Accord du 20 janvier 2025, dont l'application demeure incomplète, ainsi que la satisfaction totale de l'ensemble de nos revendications justes et légitimes.
Yasmine sanon
