Le Collectif des partis politiques agréés (COPPA), accompagné de plusieurs anciens signataires du Pacte national, a rencontré les membres du Conseil électoral provisoire (CEP), ce vendredi 10 juillet 2026, au siège de l'institution. Cette rencontre avait pour objectif d'exprimer leurs préoccupations concernant le décret électoral et le déroulement du processus devant conduire aux prochaines élections.
À cette occasion, les représentants de la COPPA ont plaidé en faveur d'élections inclusives, crédibles et transparentes. Ils ont lancé un appel au CEP afin qu'il préserve son indépendance tout au long du processus électoral, estimant qu'une telle démarche est indispensable pour éviter au pays de sombrer dans une nouvelle crise politique et garantir un scrutin conforme aux principes démocratiques.
Prenant la parole au nom du Groupe de l'opposition progressiste des anciens signataires du Pacte national, Marie Denise Claude a expliqué que cette rencontre visait à faire part au CEP de leurs inquiétudes à l'égard du décret électoral. Selon elle, la majorité des partis politiques n'a pas été consultée lors de son élaboration, ce qui suscite de nombreuses réserves.
Elle estime également que plusieurs dispositions du décret ne sont pas conformes à la Constitution. Elle a notamment évoqué les mesures touchant les collectivités territoriales, qu'elle juge écartées de certaines dispositions du texte. Elle a également critiqué l'obligation imposée aux candidats de faire notarier des documents déjà délivrés par l'État, une exigence qu'elle considère inutile et injustifiée.
Pour la représentante de l'opposition, un décret ne peut en aucun cas aller au-delà des dispositions prévues par la Constitution. Elle appelle ainsi les autorités compétentes à revoir les points contestés afin de garantir un cadre juridique respectueux de la loi fondamentale.
Marie Denise Claude a toutefois précisé que leur démarche ne se limitait pas à formuler des revendications. Ils ont également soumis au CEP une série de propositions visant à améliorer le décret électoral et à favoriser un processus plus consensuel et plus inclusif.
Elle a souligné que certaines de leurs préoccupations relèvent directement des attributions du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que d'autres concernent le gouvernement. Plusieurs points soulevés nécessitent une réponse du Premier ministre , de son gouvernement
Ils espèrent donc que leurs propositions seront prises en compte aussi bien par le CEP que par l'Exécutif afin de favoriser un processus électoral consensuel et conforme à la Constitution.
Sorah Schamma Joseph
