Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a annoncé le public et les partis politiques agréés en particulier, la reprise de ses activités de formation débutera du lundi 13 au vendredi 17 juillet 2026, à l'enregistrement des groupements de partis politiques et, du mercredi 22 au lundi 27 juillet 2026, à celui des regroupements de partis politiques, en application des dispositions de l’article 128 du Décret électoral du 2 juin 2026.
Dans le cadre de la préparation pour l’organisation d’élections générales dans le pays, le (CEP) a informé la reprise de ses activités de formation et précisé le calendrier d’enregistrement des groupements et regroupements de partis politiques, conformément à l’article 128 du décret électoral du 2 juin 2026.
Selon une note officielle du CEP, l’inscription des groupements de partis politiques se tiendra du 13 au 17 juillet 2026, tandis que celle des regroupements de partis politiques est prévue du 22 au 27 juillet 2026.
Par conséquent, les représentants dûment mandatés devront se présenter au bureau central du CEP, entre 9 h et 17 h, munis des pièces exigées notamment; acte constitutif notarié et statuts du groupement ou regroupement ; accord notarié sur l’utilisation d’un emblème unique ; Sigle, emblème et couleurs adoptés ; Procès-verbal notarié désignant le représentant légal et Carte NINU valide en couleur du représentant. Le CEP insiste qu’aucun dossier incomplet ne sera accepté.
Sur sa page Facebook, le CEP a annoncé que pas moins de 19 communes du département du Nord, particulièrement au Cap-Haïtien, bénéficient déjà d’une formation organisée du 9 au 11 juillet 2026. À cette occasion, environ 627 agents de sécurité électorale (ASE) suivent des séances destinées à orienter les électeurs potentiels et à épauler les agents DRE dans le maintien de la discipline et de l’ordre, pour une meilleure gestion du processus.
Cette formation a été organisée, selon le CEP, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, chargé de l’appui logistique, ainsi qu’avec la Police nationale d’Haïti, qui a contribué en animant des séances au profit de ces agents.
Récemment , l’institution électorale avait annoncé des sessions de formation pour les DRE dans plusieurs départements du pays, notamment le Sud, l’Artibonite, les Nippes et l’Ouest (Palmes et La Gonâve). Ces formations visent les agents du registre électoral (ADRE), appelés à jouer un rôle clé dans les prochains scrutins.
Aux Cayes, à Gonaïves et à Miragoâne, des groupes d’une centaine de jeunes issus de diverses communes suivent, tous les deux jours, des ateliers théoriques et pratiques sur l’inscription des électeurs et les opérations de vote. À Miragoâne, les sessions regroupent non seulement les 11 communes des Nippes mais aussi 5 communes de l’Ouest : Léogâne, Grand-Goâve, Petit-Goâve, Anse-à-Galets et Pointe-à-Raquette. Le CEP souligne que ces exercices se poursuivront afin de couvrir l’ensemble des communes concernées et de garantir la disponibilité d’agents formés dans tout le territoire.
Toutefois, la réussite de ce processus électoral reste suspendue à un enjeu majeur qui n’est autre que la sécurité. Alors que les formations se déroulent, la capitale et ses environs continuent de subir les assauts des gangs. À Kenscoff, des habitants ont été contraints de quitter les foyers sous les balles des gangs.
Dans la plaine du Cul-de-Sac et d’autres quartiers populaires, les exactions se multiplient. Dans ce contexte, l’organisation des élections apparaît fragile. Le gouvernement est sommé de relever un défi crucial dont le rétablissement d’un climat de paix et de sérénité sur l’ensemble du territoire national, car sans sécurité, la tenue des scrutins demeure incertaine, voire improbable.
Likenton Joseph
