Une opération d’envergure a été menée dans la commune de Kenscoff dans la nuit du 20 au 21 février 2026 par la Police nationale d’Haïti dans le cadre des efforts visant à reprendre le contrôle des zones stratégiques occupées par des groupes armés.
Selon les informations disponibles, l’intervention a mobilisé des unités spécialisées de la police, appuyées par des tireurs d’élite et des drones tactiques. Les forces de l’ordre ont ciblé des positions situées dans les hauteurs de la commune, considérées comme stratégiques en raison de leur domination géographique sur plusieurs axes menant vers la région métropolitaine.
Le bilan communiqué par la PNH fait état de 16 hommes armés abattus lors des affrontements. Les autorités parlent d’un résultat provisoire et indiquent que des opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent afin d’empêcher toute tentative de réorganisation des groupes armés. Certaines sources signalent toutefois que les armes des individus neutralisés n’auraient pas été récupérées immédiatement, en raison des contraintes liées au relief.
Dans un entretien accordé au journal Le National, le maire de Kenscoff, Massillon Jean, a exprimé sa satisfaction face aux efforts déployés par les forces de l’ordre et a encouragé la poursuite de ces interventions en vue de rétablir durablement la sécurité dans la commune.
Il a salué la détermination des autorités policières et insisté sur la nécessité de maintenir la pression contre les groupes armés. Il a également manifesté sa volonté de continuer à travailler aux côtés des forces de l’ordre pour rétablir la paix dans la commune.
Le maire a par ailleurs évoqué la mort tragique des employés de Natcom, survenue après l’intervention des forces de l’ordre dans la commune.
« Les hommes armés ont aussi brûlé le véhicule dans lequel se trouvaient les travailleurs de la Natcom, mais les policiers ont pu récupérer à temps l’une des personnes, bien qu’elle ait été grièvement blessée », a précisé le maire de Kenscoff.
Cette opération intervient dans un contexte marqué par des attaques répétées contre la population et des tentatives d’implantation de gangs dans la zone, parfois associés à la coalition criminelle dénommée Viv Ansanm. Les autorités locales appellent à une mobilisation continue afin d’éviter toute résurgence de la violence et de garantir la protection des habitants.
