Un groupe d’enseignants du Regroupement des enseignants pour la défense et la réforme du système éducatif haïtien (REDRESSEH) s’est réuni en un sit-in ce vendredi 16 janvier 2026, devant le local du ministère de l’Éducation et de la Formation professionnelle à Delmas 83, pour dénoncer l’indifférence du ministre par rapport aux revendications des professeurs et lui exiger des réponses claires dans un bref délai.
Pancartes en main, ces enseignants réclament : ajustements, arriérés salariaux, alignement des salaires du 1er/2e cycle, carte de 25 000 gourdes et réforme de l’ONA.
Ils étaient plusieurs enseignants du REDRESSEH à se masser devant le local du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle dans un sit-in ce vendredi pour dénoncer l’indifférence et l’inaction du ministre Augustin Antoine par rapport aux différentes revendications du corps enseignant.
Face à la détérioration continue des conditions de travail dans le secteur éducatif, le REDRESSEH a lancé un appel pressant au ministre de l’Éducation nationale de se pencher sans délai sur les revendications des enseignants, qui ne sont pas une faveur, mais un droit qui leur revient.
Pour le secrétaire et responsable de communication, Dominique Wilnord, le moment est venu de passer à l’action, invitant les syndicats à coordonner leurs actions afin d’obtenir des autorités des réponses concrètes aux revendications du corps enseignant, en particulier celles des professeurs travaillant depuis des années sans nomination officielle, alors que des nominations qu’il qualifie de politiques se font par le ministre Antoine.
« Nous sommes venus faire entendre nos voix, pour dénoncer l’indifférence et l’inaction du ministre Augustin Antoine, qui procède à des nominations politiques, ne tenant pas compte d’autres enseignants qui ont plusieurs années de fonctionnement sans recevoir leur lettre de nomination, c’est inadmissible », a fait savoir M. Wilnord en exhibant sa pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Nous en avons marre de travailler sans notre lettre en main ».
Ces enseignants parlent de revendications urgentes comme : nomination immédiate des enseignants ; délivrance des cartes de débit ; réajustement salarial en raison du coût de la vie ; meilleur traitement en fonction des qualifications et de l’ancienneté ; réforme du système d’assistance sociale pour le personnel.
Le regroupement affirme également la nécessité d’un front commun pour mieux porter les revendications et inciter du coup les autorités à engager un dialogue franc et sincère avec le secteur éducatif.
Le REDRESSEH insiste donc sur la nécessité d’une réponse forte et structurée de la part du ministre, tout en affirmant que la défense d’une éducation de qualité doit nécessairement passer par le respect des enseignants. « Le ministre a pour devoir de respecter scrupuleusement ses engagements », a déclaré un enseignant l’air découragé. « Nous attendons depuis janvier 2025 sans aucun changement significatif. Nous allons maintenant occuper cet espace jusqu'à ce que nos voix soient entendues. »
Dans la même veine, le regroupement rappelle la responsabilité qui incombe aux autres organisations syndicales de défendre les travailleurs et de chercher la bonne formule avec l'État afin d’obtenir gain de cause. Le REDRESSEH dénonce donc ce manque de considération et exige du ministre de se pencher rapidement sur leur cas.
Gerard H. Resil
