Insécurité : l'OCHA se dit alarmé

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires en Haïti se dit extrêmement préoccupé par la montée spectaculaire du niveau du banditisme en Haïti. Selon leur recensement, près de 200 000 personnes ont été contraintes d'abandonner leurs foyers à cause de la violence des gangs armés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et des villes de province au cours de cette année. 

« La communauté humanitaire est profondément inquiète par cette nouvelle escalade de violence d'une extrême brutalité. Des familles entières, y compris des enfants, ont été exécutées tandis que d'autres ont été brûlées vives. Cette recrudescence de la violence a causé des souffrances indescriptibles aux Haïtiens », a déclaré le coordonnateur humanitaire de l'ONU par intérim. M. Philippe Branchat.

Depuis janvier 2023, plus de 2 500 personnes ont été tuées, près de 1 000 blessées et au moins 970 ont été kidnappées, révèle l'OCHA.

À  cet effet, la communauté humanitaire en Haïti appelle tous les acteurs de la crise à mettre fin à la violence dès maintenant. Les Haïtiens ne peuvent pas continuer à vivre enfermés dans leurs maisons, incapables de nourrir leur famille, de trouver du travail et de vivre dignement. Les enfants ne peuvent pas aller à l'école. « Le monde doit agir maintenant pour prévenir de nouvelles atrocités. Nous sommes déterminés à être aux côtés du peuple haïtien et à contribuer à fournir une aide immédiate pour soulager les souffrances humaines. Nous appelons toutes les parties à assurer un accès humanitaire immédiat, sûr et sans entrave dans toutes les régions du pays et à respecter les droits de l'homme, les normes et standards humanitaires. », recommande la communauté humanitaire en Haïti. 

Par ailleurs , la communauté humanitaire en Haïti dit chercher à mobiliser la communauté internationale vu que le pays est témoin d'une escalade continue de violences perpétrées par les groupes armés à Port- au-Prince et dans l'Artibonite. Suivant cet organisme, la nouvelle flambée de violence entre le 15 et le 29 août a fait au moins 71 morts et des blessés parmi les populations de Canaan, Bel-Air, Carrefour Feuilles, Savanne Pistache et Solino, zone métropolitaine de Port-au-Prince. Des violations et atteintes graves aux droits humains ont été signalées, notamment des enlèvements, des lynchages ainsi que des violences sexuelles et sexistes contre des femmes, des filles et des garçons, déplore le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires en Haïti soulignant que la  dernière vague de violence qu’a lieu dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince a entraîné le déplacement forcé de plus de dix mille personnes qui ont trouvé refuge dans plus de vingt sites spontanés et familles d'accueil.

Parallèment dans sa note en date du 31 août 2023, ladite communauté indique qu'à  mesure que les déplacements de population s'intensifient, les rapatriements forces d'Haïtiens vulnérables depuis les pays voisins, accompagnés de graves violations des droits humains, ont quadruplé par rapport à 2022. 

Toutefois, malgré les difficultés d'accès dues à l'insécurité, les partenaires humanitaires fournissent une aide immédiate aux personnes déplacées, telle que de la nourriture, de l'eau, des abris, des installations sanitaires, des soins de santé et un soutien psychosocial, en particulier pour les victimes de violences sexuelles, a fait savoir l'OCHA tout en signalant que près de la moitié de la population haïtienne a besoin d'une aide humanitaire et alimentaire. 

 

Vladimir Predvil 

 

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