Dialogue impossible entre les dirigeants, les partis politiques et d’autres acteurs de la société civile haïtienne pour trouver une entente sincère et durable, dans l’intérêt de la population dans sa globalité et pour l’avenir de leurs enfants et petits enfants qui voudront visiter le pays de leurs grands-parents un jour.
Déficit de confiance entre tous ces acteurs qui reviennent souvent autour de la table que pour boire et manger. Ici, personne ne veut prendre le risque de tout perdre dans leurs assiettes, ou de trop perdre dans leurs verres, dans ces parties de négociations tenues au nom des plus affamés de bien-être qui composent la majorité de la population. Steve Lambert nous rappelle souvent que: « Le danger de vouloir toujours avoir raison est que personne d’autre ne partage ta vision ».
Démission des parents face à leurs responsabilités premières dans l’éducation de leurs enfants et la transmission d’un ensemble de valeurs traditionnelles et le respect des principes les plus élémentaires sur le plan familial, social et civique.
Déception totale chez d’autres citoyens et des professionnels qui ont fait le choix de rester et de vivre dans ce pays, qui se transforme de plus en plus comme un véritable enfer. Plus d’un réalise aujourd’hui la pertinence de la réflexion de Georges Meredith, qui disait que : « Fermer les yeux devant le danger, c’est se donner en proie et renoncer à son libre arbitre».
Entre les crimes, les manques de services d’urgences, les attaques, les cas répétés de kidnapping, on tente de justifier l’impossible, l’impensable, l’intolérable, l’impardonnable et l’institutionnalisation de la victimisation dans le pays.
La Rédaction
