L’organisation socio-culturelle Hayti Rasanble annonce la tenue de la première édition du Festi-Rara 2026, un festival culturel qui se déroulera du 1er au 3 avril 2026, autour du thème « Ann Pale Rara – Ann Danse Rara ».
Cet événement vise à mettre en valeur le rara, considéré comme un élément du patrimoine immatériel haïtien, tout en sensibilisant le public à son importance, dans un contexte marqué par une perte progressive de visibilité de certaines pratiques culturelles.
Le programme débutera le 1er avril à la Direction Nationale du livre (DNL) et à Haïti Tchaka Danse, avec des conférences, des expositions et des ateliers d’initiation.
Par ailleurs, le 2 avril sera consacré à des performances culturelles et à un défilé de groupes rara à la place Boyer, à Pétion-Ville.
Le festival prendra fin le 3 avril à l’IERAH-ISERSS (Pétion-Ville, ancien local de Bojeux), 4, rue Ferrand de Beaudière, Pétion-Ville.
Cette première édition sera marquée par la projection de documentaires suivie d’échanges autour de la thématique.
Plusieurs acteurs culturels sont annoncés à cette édition, notamment Haïti Tchaka Danse, Bergemithe Macajoux et l’Atelier Tanbou Loray Kale, qui participeront à la mise en valeur et à la transmission des pratiques liées au rara.
Festi-Rara 2026 s’adresse à un large public, incluant étudiants, enseignants, chercheurs, acteurs culturels et amateurs de la culture.
L’objectif principal est de promouvoir le rara, mais également de contribuer au développement du tourisme culturel en Haïti.
Dans une présentation plus générale, Hayti Rasanble se positionne comme une organisation socio-culturelle engagée dans la promotion de la culture haïtienne, en particulier dans la valorisation de traditions telles que le rara.
Elle œuvre également à encourager la réflexion, l’éducation et la participation des jeunes à la vie culturelle du pays.
À travers ce festival, l’organisation entend mettre en avant plusieurs axes, notamment la volonté de donner plus de visibilité au rara dans l’espace public, d’encourager le dialogue et la réflexion autour de cette pratique, de promouvoir ses valeurs artistiques et traditionnelles, ainsi que de proposer des activités variées telles que des animations, des performances et des espaces de discussion ouverts au public.
L’objectif global du festival reste de valoriser et de préserver le rara en tant que patrimoine culturel, de créer un espace d’expression artistique et créative, de rassembler les communautés autour de la culture et des traditions, d’encourager la participation des jeunes à la vie sociale et culturelle, et de servir de plateforme de réflexion sur l’importance du rara dans la société haïtienne.
Festi-Rara 2026 se présente comme une initiative culturelle majeure visant à célébrer, analyser et promouvoir le rara, tout en renforçant l’identité et la cohésion culturelle au sein de la population.
Dans une entrevue accordée au journal Le National, Sugania Louismé, responsable de communication de Festi-Rara, explique que dans un contexte où les pratiques culturelles perdent en visibilité et en reconnaissance, le festival vise avant tout à promouvoir le rara, à valoriser les acteurs culturels ainsi que les groupes qui le pratiquent.
Selon elle, cette édition, organisée à Port-au-Prince, entend mettre en lumière ces acteurs tout en sensibilisant le public à l’importance du rara.
Elle ajoute qu’il est devenu nécessaire, cette année, de proposer une autre image du rara afin de changer les perceptions. « Il s’agit de montrer que le rara n’est pas seulement une danse, mais bien plus que cela. Le rara constitue un élément fondamental du patrimoine immatériel d’Haïti », souligne-t-elle.
« Si tu es Haïtien, si tu t’identifies comme tel et que tu embrasses ta culture, ce festival est pour toi. Car à travers le rara, nous parlons aussi du vodou, nous dansons le rara et nous mettons en lumière l’importance de cette pratique dans la culture haïtienne », conclut-elle.
Modeline Youte
