Alors que le Canada s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa représentation diplomatique en Haïti avec l’arrivée d’un nouvel ambassadeur, le départ d’André François Giroux offre l’occasion de revenir sur une mission qui n’a laissé personne indifférent.
Arrivé à Port-au-Prince alors que le pays traversait l’une des crises sécuritaires, politiques et humanitaires les plus profondes de son histoire récente, le diplomate canadien ne s’est pas limité aux usages du protocole. Par ses prises de parole, ses échanges avec les acteurs de la société civile et son intérêt constant pour la vie culturelle, il a progressivement imposé un style marqué par une présence soutenue sur le terrain et une parole assumée.
Cette manière d’exercer la fonction diplomatique lui a valu autant de soutiens que de critiques. Ses interventions sur l’insécurité, la gouvernance, la corruption ou encore les réformes institutionnelles ont régulièrement alimenté le débat public. Pour les uns, elles traduisaient une volonté de désigner les réalités sans détour. Pour les autres, elles ravivaient la question des limites qu’un ambassadeur doit observer lorsqu’il s’exprime sur les affaires internes d’un État souverain.
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