Trop pressée même à faire de la sensation sensationnelle sur des faits de l'actualité. Par exemple, celui qui possède un smartphone ou téléphone intelligent, dans bien des circonstances, si ce n’est pas dans tous les cas, il se considère comme un journaliste reporter. Et dans l'empressement de faire du buzz (attirer l’attention) sur des groupes de média sociaux, sans tenir compte du traitement des informations comme le texte, de l’image ou de la vidéo en question, il publie. C'est une bonne chose d’aider ou de contribuer à véhiculer certaines informations. Malheureusement souvent cela se fait sans une réflexion minutieuse du code de la profession. Mais il y a l'éthique, la déontologie du métier « pour assurer des pratiques responsables, intègres et respectueuses. La déontologie impose des règles formelles et des devoirs codifiés (ex: secret professionnel). L'éthique, quant à elle, guide la réflexion personnelle sur les valeurs (équité, bienveillance) lors de situations complexes. »
Depuis un bon bout de temps, vu les mauvais agissements de certains patrons et travailleurs de la presse des médias traditionnels, ces derniers perdent du terrain. Comme la nature a horreur du vide, c’est-à-dire « tout espace inoccupé tend naturellement à être comblé », ainsi, cet espace, avec les avancées de la technologie, il suffit d'un click, pour qu'une bonne ou mauvaise nouvelle fait le tour du monde en quelques secondes. Si, sur le marché international, le téléphone portable, « outil indispensable de communication instantanée et d'accès à l'information, facilitant la vie quotidienne par ses fonctions multiples (GPS, appareil photo, Internet) est conçu pour être accessible à tous », il peut en même temps causer des ennuis. Certes, « il renforce la sécurité grâce aux appels d'urgence, favorise le lien social et améliore la productivité en déplacement », mais l’excès en tout nuit. L’emploi inapproprié, non conforme ou abusif d’un téléphone peut aussi faire autant de tort, « causer un préjudice, ou porter atteinte aux intérêts, à la réputation ou à la situation de quelqu'un ou de quelque chose. »
La presse, considerée comme étant le « quatrième pouvoir », étant un garde-fou de la démocratie, elle a pour mission de surveiller les actions des gouvernants et influencent la vie politique. Malheureusement, c’est tout le contraire qui se fait en Haïti et dans les grandes communautés haïtiennes de la diaspora. Certaines personnes, trop pressées pour faire du « buzz » avec des images prises de leurs téléphones intelligentes publient des images sur le vif. Toutes, sans se rendre compte peut-être de ce qu’elles font, elles affaiblissent le rôle de ce pouvoir attribué à la presse.
Des recherches prouvent que « La presse subit une transformation radicale par la technologie, passant du papier au numérique via l'IA, l'analyse de données en temps réel et les réseaux sociaux. Cette évolution impose de nouvelles compétences (datajournalisme, code) et le fact-checking face à l'immédiateté. Si les outils numériques augmentent l'accessibilité et l'engagement, ils posent des défis de dépendance et de contrôle de l'information. » Mais le propriétaire d’un téléphone qui, trop pressé à faire le travail de la presse est, certaine fois critiqué pour des risques de manipulation ou d'inexactitudes. En agissant trop vite, cela peut entraîner des erreurs ou des omissions. Car si en publiant des textes, des photos et des vidéos, éventuellement, dans un temps record, bien-entendu avec des milliers d’abonnés, apporter de grands moyens financiers à son producteur, par contre, les impacts négatifs qui en découlent peuvent durer pendant des années. Parce que « Les cicatrices les plus lourdes sont parfois invisibles, liées à des souffrances psychologiques ou des traumatismes. » Donc, « La modération est préférable à l'abus, car même une bonne chose peut devenir néfaste en quantité excessive ».
Prof. Esau Jean-Baptiste
