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L’aménagement constitutionnel du créole et du français en Haïti vu par des juristes, des constitutionnalistes et des historiens

L’aménagement constitutionnel du créole et du français en Haïti vu par des juristes, des constitutionnalistes et des historiens

Sur le registre d’une jurilinguistique haïtienne contemporaine, l’article que nous avons publié le 24 novembre 2025 a pour titre « L’aménagement constitutionnel des deux langues du patrimoine linguistique historique d’Haïti, le créole et le français : une synthèse ». Amplement documenté et adossé à un dispositif analytique inédit, il a retenu l’attention de lectorats divers tant en Haïti qu’en outremer. Consignée à l’initiale de cet article, la question inaugurale de notre propos s’énonçait comme suit : « En quoi consiste l’aménagement constitutionnel des deux langues officielles d’Haïti ? » Et, de manière liée, la problématique à inventorier s’énonçait ainsi : « La Constitution de 1987 fournit-elle une orientation généraliste ou consigne-t-elle l’exigence formelle de l’aménagement du créole et du français ? Autrement dit, l’aménagement des deux langues du patrimoine linguistique historique d’Haïti, le créole et le français, est-il inscrit, de manière explicite, dans la Constitution de 1987 au titre d’une obligation d’État ? En lien avec notre propos central, d’autres questions ont également été examinées. Ainsi, dans l’espace stigmatisant de l’idéologie linguistique haïtienne, en quoi consiste la vision inconstitutionnelle de l’aménagement linguistique en Haïti ? De quelle manière cette vision inconstitutionnelle et identitariste de l’aménagement linguistique en Haïti, qui promeut ouvertement le monolinguisme d’État et l’expulsion du français --« Yon sèl lang ofisyèl, kreyòl »--, tourne-t-elle le dos aux sciences du langage, à la Constitution de 1987 et à la jurilinguistique ? Quelles sont les caractéristiques du monolinguisme d’État enfanté par l’idéologie linguistique haïtienne et en quoi est-il un obstacle à l’aménagement constitutionnel et simultané de nos deux langues officielles ?

 

Notre contribution à la réflexion jurilinguistique et citoyenne, consignée dans l’article du 24 novembre 2025, s’adressait aussi bien à des juristes qu’à des constitutionalistes, des enseignants et des directeurs d’écoles, des langagiers (linguistes, journalistes, spécialistes de la publicité, etc.), des traducteurs, des rédacteurs et éditeurs de manuels scolaires…  

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