Vingt ans après sa première finale de Ligue des champions, disputée en 2006 face au FC Barcelone, Arsenal retrouve enfin le sommet européen. Les Gunners ont validé leur billet pour la finale en dominant l’Atlético de Madrid sur le score de 1-0, grâce à une réalisation de Bukayo Saka, unique buteur d’une rencontre fermée mais parfaitement maîtrisée par les hommes de Mikel Arteta.
Après le match nul 1-1 obtenu à l’aller à Madrid, Arsenal savait qu’une victoire à domicile suffisait pour rejoindre Budapest. Face à une équipe de l’Atlético bien organisée mais trop limitée offensivement, les Londoniens ont su faire preuve de patience, de discipline et d’efficacité. Sans produire un football flamboyant, ils ont contrôlé l’essentiel : le rythme, les espaces et les moments clés.
Ce succès permet à Arsenal de se qualifier pour la deuxième finale de Ligue des champions de son histoire. Le club londonien attend désormais de connaître son adversaire, qui sera le Paris Saint-Germain ou le Bayern Munich, deux poids lourds européens appelés à se départager dans l’autre demi-finale.
Pour les supporters des Gunners, cette qualification a une saveur particulière. Elle intervient après plusieurs semaines éprouvantes, marquées par des désillusions en coupes nationales et une lutte intense en Premier League. Mais cette soirée européenne offre au club un nouvel horizon : celui d’un possible sacre continental, longtemps espéré, jamais encore atteint.
Buteur décisif, Bukayo Saka a symbolisé cette renaissance londonienne. Revenu récemment de blessure, l’international anglais a signé le but qui propulse Arsenal vers le match le plus important de sa saison.
Dans le camp adverse, cette élimination marque aussi un moment lourd de sens : Antoine Griezmann aurait disputé son dernier match européen sous les couleurs de l’Atlético de Madrid, quittant la scène continentale avec une histoire riche, mais sans le couronnement européen tant recherché.
La finale se jouera le 30 mai à Budapest. Arsenal n’a encore rien gagné, mais les Gunners peuvent désormais rêver très haut.
Gérald Bordes
