La rentrée des classes pour l’année académique 2026-2027, prévue pour le lundi 7 septembre prochain, continue de susciter des réactions parmi les acteurs du secteur éducatif. Pour Marguerite Clérié, représentante de l’Association professionnelles d’écoles privées, cette rentrée intervient dans un contexte difficile, mais se déroule dans une atmosphère relativement plus calme que les années précédentes.
Selon elle, cela fait longtemps qu’une rentrée scolaire n’avait pas été accueillie avec autant de sérénité. Elle constate notamment que les critiques sont moins nombreuses concernant la date retenue pour la réouverture des classes. Malgré les difficultés économiques, l’établissement scolaire représente, selon elle, un espace important d’encadrement pédagogique et psychologique pour les enfants. « Les enfants d’Haïti sont des enfants traumatisés », affirme-t-elle, soulignant la nécessité de leur offrir un environnement plus stable et un meilleur accompagnement.
La responsable de l’Association professionnelle d’écoles privées reconnaît toutefois que la situation économique demeure catastrophique pour une grande partie de la population. Selon elle, quelle que soit la date choisie pour la rentrée, certains parents ne seront jamais totalement prêts à faire face aux dépenses liées à la scolarité.
Elle estime ainsi qu’un report de la rentrée ne résoudrait pas nécessairement les difficultés financières des familles. « La situation économique n’est pas prête de changer, donc reculer la date de la rentrée ne changera rien », soutient Mme Clérié.
Tout en disant comprendre les nombreuses difficultés auxquelles font face les parents, elle les encourage à respecter, dans la mesure du possible, la date fixée par le ministère de l’Éducation nationale. « Pi bonè se gran maten », rappelle-t-elle, estimant qu’un démarrage à temps permettra aux élèves de bénéficier du nombre de jours de classe requis et de boucler correctement le programme académique.
Marguerite Clérié souhaite, par ailleurs, une année académique sereine et fructueuse à tous les enfants du pays. Elle espère également que les parents qui ne sont pas encore prêts à envoyer leurs enfants à l’école pourront trouver les moyens nécessaires pour le faire.
Elle appelle enfin l’État à assumer ses responsabilités et à mettre rapidement en place des structures d’accompagnement en faveur des familles les plus défavorisées. Madame Clérié salue également le courage des parents ainsi que l’engagement de tous les acteurs appelés à participer à cette nouvelle année scolaire, les exhortant à faire tous les efforts nécessaires pour assurer un meilleur encadrement aux enfants.
Sorah Schamma Joseph
