La Coordination générale des personnes déplacées internes (CGPDI), lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi 3 septembre 2026, critique le gouvernement qui n'a pris aucune disposition pour accompagner les personnes déplacées au cours de la rentrée scolaire.
Des centaines de déplacés internes (PDI) ont manifesté leur mécontentement face au silence des autorités étatiques sur la situation déplorable qu'ils continuent de vivre dans les sites depuis des années, sans aucune réponse concrète des dirigeants.
Face à cette situation, les dirigeants de cette structure, issus du camp de Momon et de l'ancien local de l'OPL, ont organisé un mouvement de protestation pour alerter les dirigeants sur leur situation précaire.
Dans ce sens, le responsable du site de Momon ne cache pas leurs préoccupations face aux conditions difficiles dans lesquelles vivent les PDI. Il explique que la rentrée scolaire est prévue pour le lundi 7 septembre 2026, alors que de nombreuses familles vivant dans les camps ne sont toujours pas en mesure d'inscrire leurs enfants à l'école, en raison de leur situation socioéconomique particulièrement difficile.
« Alors que la population déplacée peine à se nourrir et vit dans des conditions précaires, en raison des nombreux problèmes qui continuent de l'affecter, les autorités ne leur apportent aucune réponse. Aucune mesure n'a, jusqu'à présent, été prise pour reloger les personnes vivant dans les camps de Momon et dans l'ancien local de l'OPL, contrairement aux dispositions prises pour évacuer les personnes installées à Bourdon. Ils n'ont pas bénéficié d'aucun programme d'assainissement qui aurait pu leur permettre de mieux préparer la rentrée scolaire. Dans ce sens, nous, les déplacées internes (PDI), nous n'irons pas aux élections sous des tentes, dans l'insécurité et dans les mauvaises conditions dans lesquelles nous vivons », a déclaré le responsable.
De son côté, le président du camp de Momon, Dossou Edwisson, sollicite une rencontre entre gouvernement et les responsables des camps sans perdre de temps afin de trouver un moyen d'accompagner les parents déplacés en les facilitant à mieux se préparer à la rentrée scolaire de leurs enfants.
Plus loin, il demande également que le programme d'assainissement soit remis entre les mains du ministère de l'Intérieur afin de permettre aux personnes vivant dans les camps d'en bénéficier.
Yasmine Sanon
