Le syndicat haïtien des directeurs des écoles normales d’instituteurs, institutrices et de jardinières d’enfants (SHADDENJIE) a officiellement donné sa conférence de presse de lancement ce mercredi 02 septembre. Un syndicat selon le coordonnateur Jean Patrick Samedi, dont la mission est de travailler de concert avec le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle pour un meilleur encadrement de la petite enfance.
L’école Normale de Jardinières d’Enfants est l’institution de formation de référence en éducation de la Petite Enfance.
Son histoire
Fondée en 1966 sous le nom « Centre d’Etudes pour l’Education Préscolaire » par Marie Thérèse Colimon Hall et Lucienne Rameau Leroy, elle a introduit l’éducation préscolaire basée sur les méthodes actives et l’éducation intégrale de la Petite Enfance.
En 1983, elle a pris le nom d'École Normale de Jardinières d’Enfants sous la direction de Marie Thérèse Colimon Hall.
Elle a été reconnue d’utilité publique en 1987.
Le nouveau syndicat entend donc œuvrer au côté du MENFP en vue d’un meilleur accompagnement des plus petits dans la chaine, dans l’objectif de parvenir à cette réforme tant souhaitée au niveau dudit ministère
La violence des gangs pèse lourdement sur l’éducation
La situation sécuritaire continue de se dégrader. Une grande partie de Port au Prince demeure sous le contrôle de groupes armés, tandis que les massacres et affrontements se poursuivent dans plusieurs régions. Cette violence a des conséquences directes sur les enseignant·e·s et les élèves, dont les plus petits.
Ce nouveau syndicat selon Monsieur Samedi n’est pas là pour mettre les « bâtons dans les roues du MENFP, non plus lui donner carte blanche » L’éducation à la petite enfance et au niveau du fondamental, demeure crucial dans la vie académique des élèves et nous devons les considérer à leur juste valeur.
Certain·e·s enseignant·e·s du kindergarten doivent résider toute la semaine dans la capitale pour pouvoir assurer leurs cours, en raison des barrages et péages illégaux. D’autres n’ont tout simplement plus les moyens de se rendre quotidiennement dans leur établissement.
Les écoles, déplacées ou fermées dans les zones contrôlées par les gangs, voient le décrochage scolaire augmenter fortement même au niveau du préscolaire.
Gerard H. Resil
