Alors que le ministère de l’Éducation nationale a fixé la rentrée scolaire au lundi 7 septembre prochain, plusieurs parents, militants, bouquinistes et autres acteurs concernés estiment que les conditions ne sont pas réunies pour un retour en classe à cette date.
Pour de nombreux parents, la préparation de la rentrée représente un véritable casse-tête, dans un contexte marqué par la crise économique et sociale que traverse le pays. Ils dénoncent notamment le manque d’accompagnement des autorités et critiquent la décision du ministère de maintenir la rentrée scolaire au début du mois de septembre.
Certains pointent également du doigt les retards dans le versement des salaires des employés de l’État, une situation qui, selon eux, complique davantage la capacité des familles à faire face aux dépenses liées à la scolarisation des enfants.
« Cette décision n'est pas en notre faveur », déplorent certains parents, qui affirment ne pas disposer des moyens nécessaires pour acheter les fournitures scolaires, payer les frais de scolarité et répondre aux autres dépenses qu'exige la rentrée.
Du côté des bouquinistes, les inquiétudes sont également nombreuses. L’un d’entre eux estime que cette rentrée s’annonce plus difficile que les précédentes, compte tenu des multiples problèmes auxquels le pays est confronté. Il évoque notamment la hausse du prix des livres scolaires, liée, selon lui, à plusieurs facteurs.
Face à cette situation, certains souhaitent que la rentrée soit reportée au mois d’octobre. Un délai supplémentaire permettrait, selon eux, aux parents de mieux se préparer financièrement et de réunir les conditions nécessaires pour envoyer leurs enfants à l’école.
D’autres, en revanche, estiment que l’État doit assumer pleinement ses responsabilités afin de garantir l’accès à l’éducation à tous les enfants. Pour eux, laisser des milliers d'enfants en dehors du système scolaire pourrait les exposer davantage à la violence et à l’influence des groupes armés.
À quelques jours de la date annoncée pour la rentrée, les préoccupations demeurent donc nombreuses. Entre difficultés économiques, hausse du coût du matériel scolaire et retards de paiement, plusieurs familles espèrent des mesures concrètes des autorités pour leur permettre d’aborder cette nouvelle année académique dans de meilleures conditions.
Sorah Schamma Joseph
