Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Patrick Pélissier, a procédé ce vendredi 5 juin 2026 à l’installation de Uder Antoine au poste de directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP), lors d’une cérémonie officielle tenue au siège de l’institution à Pétion-Ville.
Dans son intervention, le ministre Patrick Pélissier a souligné que cette installation constitue une étape importante dans l’accélération du processus électoral, conformément à la vision du Gouvernement et aux orientations stratégiques définies par le Premier ministre autour des priorités nationales, notamment la sécurité, les élections et le redressement économique.
Le ministre a également rappelé l’importance du nouveau décret électoral adopté en Conseil des ministres le 2 juin dernier, présenté comme un instrument essentiel devant garantir l’organisation d’élections crédibles, inclusives et démocratiques.
De son côté, le nouveau directeur général du CEP, Uder Antoine, a remercié le Premier ministre pour la confiance placée en sa personne. Il a lancé un appel à l’unité, à la responsabilité et à la mobilisation de tous les acteurs concernés afin de relever les défis liés à la mission électorale.
Par cette décision, le Gouvernement réaffirme sa volonté de mobiliser les moyens nécessaires au renforcement de l’institution électorale et à la tenue des prochaines élections générales dans le respect des principes démocratiques et de la stabilité républicaine.
Cette installation intervient toutefois dans un contexte de tension entre le CEP et l’Exécutif autour du nouveau décret électoral. Dans une note publiée le 2 juin, le CEP avait dénoncé les modifications apportées par la Primature au texte qu’il avait soumis à l’Exécutif le 24 avril dernier, estimant que le document adopté diffère totalement du projet initial et porte atteinte au principe d’indépendance de l’institution électorale.
Le président du CEP, Jacques Desrosiers, a également sollicité une rencontre avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé afin de discuter des divergences existantes entre les deux parties et éviter une aggravation de la crise institutionnelle.
Sorah Schamma Joseph
