Les acteurs politiques ayant opté pour un pouvoir exécutif bicéphale continuent de nourrir leur projet. Ce mardi 17 mars, le groupe « En route vers la Cour de Cassation » a organisé une conférence-débat baptisée « Conférence historique des acteurs favorables à la Cour de Cassation » au cours de laquelle ils continuent de soutenir un gouvernement bicéphale dont le président issu de la Cour de Cassation, avec un Premier ministre de consensus.
A cours de cette conférence-débat, plusieurs thématiques ont été débattues telles que le fondement constitutionnel et la procédure d’accession d’un président issu de la Cour de Cassation, la dimension institutionnelle, le fondement jurisprudentiel, la composition de l’organe de contrôle et du gouvernement, la durée et l’agenda stratégique de la transition, entre autres.
Le Dr Fritz Bissereth, responsable de ce mouvement « En route vers la Cour de Cassation », a présenté le rapport final et ses recommandations. Dans son intervention, il a fait savoir que différents acteurs et organisations politiques se disent conscients de la gravité de la crise qui mine le quotidien des Haïtiens. Ils sont convaincus de la nécessité de préserver la continuité de l’État et de rétablir l’autorité publique sur tout le territoire du pays.
« Nous, les acteurs favorables à la Cour de Cassation, nous nous sommes mis d’accord pour promouvoir et soutenir la mise en place d’un exécutif fondé sur les principes de la Constitution, composé d’un président de la République issu de la Cour de Cassation, qui aura pour mission de garantir la continuité de l’État, l’unité nationale et le respect des institutions du pays et d’un Premier ministre de consensus issu d’un accord équilibré entre les secteurs des affaires, la société civile et la classe politique », a confié le Dr Bissereth.
Parallèlement, ils se sont mis d’accord sur des critères nécessaires pour désigner les composantes de cette transition. Ces personnes doivent répondre à des critères de qualification et de compétence, avoir une expérience confirmée dans la gestion publique ou institutionnelle. Elles doivent également faire preuve d’engagement citoyen, d’intégrité, d’honnêteté dans l’exercice de leur fonction, ainsi que de neutralité et d’attachement aux valeurs démocratiques.
Yasmine Sanon
