Le Collectif 4 décembre appelle le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, à installer une Chambre de Contrôle de la Transition en vue de lutter contre la corruption, d'assurer la consolidation de la gouvernance démocratique et la sauvegarde de la souveraineté nationale.
Dans une correspondance adressée au chef du gouvernement, le Collectif 4 décembre réitère son appel à la mise en place d'une Chambre de Contrôle de la Transition. « Dans la configuration actuelle où l'Exécutif assume seul la conduite des affaires publiques, l'absence de contrepoids institutionnels formels constitue un risque majeur pour la transparence, la légitimité de l'action gouvernementale et la stabilité nationale. La mise en place du CCT) apparaît non comme une option, mais comme une exigence politique et morale », lit-on dans la lettre.
Le coordonnateur du collectif, Jean Robert Arguant, affirme que la concentration du pouvoir fragilise les mécanismes de contrôle et expose l'État à des dérives institutionnelles préjudiciables à l'intérêt général. Ainsi, il indique que la Chambre de Contrôle de la Transition se veut un espace démocratique structuré, dédié au contrôle, à la transparence, à la participation citoyenne et à la bonne gouvernance.
M. Arguant explique que par son rôle de suivi et d'évaluation de l'action gouvernementale, elle constituerait un véritable rempart contre la corruption, en réduisant les zones d'opacité et en instaurant des pratiques de transparence active dans la gestion des affaires publiques.
De plus, la CCT vise à renforcerait de manière significative, le devoir de reddition de comptes des ministres et des hauts responsables de l'État, appelés à expliquer publiquement les décisions prises, l'utilisation des ressources publiques, les priorités retenues et les résultats obtenus. « Une telle démarche contribuerait à restaurer la confiance profondément fragilisée entre l'État et la population », a déclaré le coordonnateur du collectif.
Au-delà de sa mission de contrôle, la « CCT » offrirait un cadre permanent de dialogue entre le gouvernement et les forces vives de la nation. Elle permettrait de prévenir les tensions sociales, de désamorcer les crises de légitimité et d'inscrire l'action gouvernementale dans une dynamique d'écoute, de responsabilité et de respect de l'intérêt général.
Ainsi, il dit renouveler avec fermeté son appel à l'instauration de cette Chambre, devenue aujourd'hui indispensable à la lutte contre la corruption, à la consolidation de la gouvernance démocratique, à la protection et au soutien de décisions difficiles mais nécessaires que vous aurez à prendre et à la sauvegarde de la souveraineté nationale.
Sheelove Semexant
