Dans une note en date du 14 janvier 2026, Mgr Dumas a annoncé officiellement son retrait de toute implication directe dans le processus de médiation nationale, mettant fin aux spéculations qui circulaient depuis plusieurs jours sur son rôle dans les tentatives de dialogue politique en Haïti.
Dans une déclaration publique empreinte de solennité, le prélât a tenu à clarifier qu’il ne s’est jamais porté candidat comme médiateur, précisant que les démarches associant son nom sont issues de sollicitations extérieures, émanant notamment de coalitions politiques, d’organisations de la société civile, de grands corps constitués ainsi que de personnalités nationales et internationales.
« Mon approche a toujours été pastorale, en communion avec l’Église », a-t-il souligné, rappelant qu’il n’a jamais agi en tant que représentant officiel de la Conférence des évêques d’Haïti ni comme acteur politique. Il a réaffirmé son indépendance vis-à-vis de toute organisation politique, insistant sur sa mission première de pasteur. « Écouter, accompagner et encourager toute initiative visant le bien commun, la paix et la dignité humaine. »
Mgr Dumas a expliqué que sa disponibilité initiale s’inscrivait dans ce qu’il a appelé la culture de la rencontre, promue par l’Église, qui vise à favoriser le dialogue et à créer des espaces où la parole peut remplacer la violence. Toutefois, la diffusion d’informations inexactes, les interprétations erronées et certaines tentatives de récupération politique ont conduit, selon lui, à un climat de confusion incompatible avec l’esprit de neutralité et de sérénité nécessaire à un tel processus.
Après un temps de discernement et de prière, et à la suite de conseils reçus, le prélat a donc décidé de se retirer de toute implication directe et opérationnelle dans cette médiation spécifique.
Ce retrait, a-t-il précisé, ne signifie ni désengagement ni indifférence face à la crise que traverse le pays. Bien au contraire, Mgr Dumas dit rester profondément attaché à Haïti et convaincu que des acteurs haïtiens femmes et hommes, institutions et organisations sont capables de conduire un véritable processus de médiation nationale.
« Une solution haïtienne est possible », a-t-il affirmé, évoquant la capacité historique du pays à surmonter les épreuves et à se réinventer. Il a lancé un appel à la responsabilité collective, à la réconciliation et à la souveraineté nationale, tout en réaffirmant son engagement à prier, à interpeller les consciences et à soutenir toute initiative sincère en faveur de la paix et de la reconstruction.
Il a conclu en appelant les Haïtiens à choisir la vie, la responsabilité et l’espérance, et en invoquant la bénédiction de Dieu sur Haïti et son peuple.
Vladimir Predvil
