La Convention pour le rétablissement institutionnel (CRI) dresse un tableau sombre de la situation sociopolitique et sécuritaire du pays, moins d'un mois avant l'échéance du 07 février 2026, et lance un appel à l'unité nationale en vue d'une dernière transition dirigée par un juge de la Cour de cassation et un Premier ministre.
Selon cette structure, qui réunit plus de 30 organisations sociopolitiques et partis politiques, le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement doivent accepter leur échec et tirer la révérence le 07 février prochain, d'où la nécessité de faire des propositions pour un sauvetage national.
Selon l'ancienne sénatrice Cemephise Gilles, coordonnatrice de la CRI, l'heure est au changement et cette dernière transition que nous prônons, et qui doit venir de la Cour de cassation, doit nous mener tous à la normalité et au salut public. « Nous, de la Convention pour le rétablissement institutionnel, formulons quelques propositions devant nous permettre d'avancer après le 07 février 2026, pour une transition qui doit réellement nous conduire aux élections, mettant du coup un terme au cycle infernal de l'instabilité », a déclaré la sénatrice.
D'abord, ce gouvernement bicéphale aura 18 mois pour restaurer la sécurité, relancer l'économie et organiser les élections. Enfin, la CRI croit dur comme fer que la Cour de cassation est le dernier train que le pays ne doit absolument pas rater pour libérer le pays de la mauvaise gouvernance coiffée par la corruption. Elle invite toutes les citoyennes et tous les citoyens à prendre leurs responsabilités, à prendre leur destin en main et à faire front commun vers la dernière transition pour mettre fin à l'instabilité chronique.
Gérard H. Résil
