La Commission de suivi des incidents survenus à l’Hôpital Général a remis, samedi dernier, son rapport définitif au ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, le Dr Patrick Pelissier. Ce dernier avait pris l’initiative de créer cette commission, en collaboration avec le gouvernement et les familles des victimes, afin d’examiner les événements tragiques survenus le 24 décembre 2024, à l’occasion de la réouverture ratée de l’hôpital où des bandits armés avaient ouvert le feu, causant la mort de deux journalistes, d’un policier et plusieurs blessés dans le secteur médiatique.
Le gouvernement avait pris en charge les blessés en leur offrant les soins que nécessitait leur cas, ainsi qu’une compensation financière à leurs proches.
Selon le rapport définitif, quatre blessés graves ont été sélectionnés pour recevoir des soins spécialisés à l’étranger. Une bouffée d’oxygène pour ces victimes, dont Florise Desronvil, qui n’arrêtait pas d’attirer l’attention de l’opinion publique et du gouvernement en particulier sur l’urgence de se faire opérer à cause d’une balle logée au niveau de son bassin, la menaçant de paralysie. Les autres bénéficiaires sont Velondie Miracle, Jocelyn Justin et le policier Jean Masner Coulanges. Ils seront héliportés vers le Cap-Haïtien, pour ensuite se rendre à Cuba. Un accompagnement médical est prévu pour ces victimes, avec un soutien logistique de l’ambassade d’Haïti à La Havane.
On se le rappelle, les funérailles des trois victimes de ce drame : le policier Daniel Renault, et les journalistes Mackendy Nathoux et Jimmy Jean, avaient été organisées aux frais du gouvernement, en présence de leurs proches, membres de leurs familles ainsi que des représentants et représentantes de la corporation et des médias.
Joseph Guyler C. Delva, coordonnateur de ladite commission, a salué l’initiative du ministre Pelissier et appelé à la transparence et à l’efficacité du processus de suivi.
La Commission, composée de plusieurs représentants des médias, des syndicats de police, ainsi que d’observateurs juridiques, a joué un rôle crucial dans le suivi des victimes et la coordination des actions gouvernementales.
Ce rapport marque une étape importante dans la gestion de cette tragédie, pendant que le phénomène de l’insécurité continue d’étendre ses tentacules sur toute l’étendue du territoire national, en dépit des grands efforts de la PNH et du gouvernement pour restaurer la paix et la sécurité dans le pays.
Gérard H. Résil
