L'administration Biden relance le programme Humanitarian Parole, communément appelé par les Haïtiens « programme Biden ». Ce programme, qui avait été suspendu temporairement en raison de préoccupations liées à des fraudes, a permis à plus de 500 000 personnes en provenance de Cuba, du Nicaragua, d'Haïti et du Venezuela d'entrer légalement aux États-Unis. Il sera désormais réactivé avec des mesures de sécurité renforcées.
En effet, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a déclaré que les documents de voyage seraient de nouveau approuvés, permettant ainsi aux ressortissants des quatre pays de vivre et de travailler aux États-Unis pour une période de deux ans.
Ce programme avait été suspendu à la suite de l'identification de cas suspects lors de l'examen des demandes de parrainage. Selon le DHS, la plupart des préoccupations ont été résolues sans autre incident, bien que certains cas de fraude ou de parrains non qualifiés aient été détectés. Ces incidents, bien que rares, ont conduit à des renvois aux forces de l'ordre pour une enquête approfondie.
Le DHS s'engage à tenir pour responsables les individus qui commettent des fraudes ou tentent d'exploiter les autres à des fins lucratives. « Toute personne reconnue coupable d'une fraude ou d'un autre abus sera déférée aux forces de l'ordre en vue d'éventuelles poursuites », a déclaré un porte-parole de l'agence, rapporte le Miami Herald.
Par ailleurs, cette nouvelle phase du programme s'accompagne d'une vigilance accrue, avec un examen plus approfondi des dossiers financiers et des antécédents criminels des parrains. Ces mesures visent à protéger les migrants vulnérables et à s'assurer que le programme continue de fonctionner de manière transparente et sécurisée, souligne le journal floridien.
Pour les demandeurs éligibles, il s'agit d'une lueur d'espoir dans une période marquée par l'incertitude et les difficultés économiques dans leurs pays d'origine. De nombreux Haïtiens voient dans ce programme un moyen de rejoindre leurs proches parents vivant déjà chez l'Oncle Sam, tandis que d'autres y voient une occasion de fuir l'insécurité qui gangrène le pays.
