21 décembre 2022, 21 décembre 2023, un an après la signature du Consensus national pour une transition inclusive et transparente, couramment appelé « Accord 21 décembre », le parti la Nouvelle Orientation unifiée pour Libérer Haïti (NOULHA) accuse les protagonistes de l'opposition politique d'être responsables de l'échec de cette entente, en raison de leur absence de volonté pour trouver une alternative, pouvant remettre le pays sur les rails de la démocratie.
Le 21 décembre 2022, le gouvernement haïtien et des acteurs politiques ont paraphé un document appelé «Consensus national pour une transition inclusive et des élections transparentes». Selon les préceptes de ce document, un organe dénommé Haut Conseil de Transition, composé de trois membres, a été mis en place le 6 février 2023.
La mission de cet organe consistait à contribuer à la définition des orientations stratégiques des pouvoirs publics à travers la création de conditions politiques et sociales pour le retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections libres, crédibles et transparentes, faire la promotion d'un dialogue politique pour la participation des différents acteurs à la gestion de l’État durant la période de transition, favoriser le retour d'un climat sécuritaire, organiser un référendum, mettre en place un Conseil électoral provisoire, procéder à des réformes économiques, de justice et d’État de droit, de sécurité sociale et alimentaire.
À l'issue de cet accord, le Premier ministre avait déclaré, lors de la commémoration du 219e anniversaire de l'indépendance du pays, que 2023 serait une année électorale et ne cessait de rappeler que les processus électoraux seraient mis en place au cours de l'année à chacune de ses interventions en public ou chacun de ses discours.
Alors que, sur la scène politique nationale, cet accord a été contesté et critiqué par des acteurs de l'opposition politique qui l'ont qualifié d'être une entente partisane, visant à consolider le pouvoir du Premier ministre en place sans prendre en compte les ressentis des autres secteurs du pays. L'international de son côté a suggéré au chef du gouvernement ainsi qu'aux signataires du consensus d'intégrer les représentants des autres partis politiques, en particulier les membres de ceux des dix partis étant arrivés premiers au cours des dernières élections.
Les parties prenantes et les responsables du gouvernement ont eu une discussion du 11 au 13 juin en Jamaïque sous les auspices des émissaires de la Communauté caribéenne des États de la Caraïbe. Suite à cette rencontre, la CARICOM a envoyé quatre délégations dans le pays, dont la mission la plus récente date du 6 au 14 décembre, toujours dans le but de faciliter les échanges entre les protagonistes et le gouvernement. Les lignes n'ont jamais bougé au cours des échanges, et les délégués sont sortis bredouilles à chaque fois.
De leur côté, les signataires de l'Accord du 21 décembre accusent l'opposition politique d'être responsable de l'échec de ce document, rappelant que le Premier ministre Ariel Henry a tenté tout au long de l'année de trouver un consensus avec ces derniers, qui n'ont jamais voulu d'une alternative.
« On ne peut pas parler de caducité de l'accord, nous avons tout fait pour l'appliquer. Si nous ne sommes pas parvenus, c'est de la responsabilité des acteurs qui ne faisaient que passer le temps », a déclaré Louis Gérald Gilles du NOULHA.
Néanmoins, il invite le Premier ministre à poursuivre les pourparlers en vue de trouver une entente afin de mettre en place le Conseil Électoral Provisoire, de procéder au référendum, de rétablir la sécurité et d'organiser la course électorale pour qu'un nouveau président élu puisse investir le palais National.
Sheelove Semexant
