Assassinat de Jovenel Moïse: Martine Moïse exige la nomination d'un tribunal spécial international pour le suivi du dossier

L'ancienne Première dame, Martine Moïse, a rencontré, ce mercredi, Luis Almagro, le secrétaire général de l'organisation des États américains (OEA). À travers des discussions portées autour de la crise haïtienne avec le diplomate uruguayen,  elle a en outre évoqué la question d'enquête relative à l'assassinat de son mari, tué le 7 juillet 2021 par des mercenaires colombiens avec la complicité des hommes d'affaires haïtiens et de l'élite politique. L'ex-Première dame voit la nécessité pour les États-Unis de nommer un tribunal spécial international pour conduire le dossier de l'assassinat du 58e chef d'État haïtien. 



 

Plus d'une dizaine de personnes, dont des suspects sont incarcérés aux États-Unis et en Haïti dans le cadre de l'enquête de l'assassinat du feu président Jovenel Moïse. Récemment,  l'homme d'affaires Rodolphe Jaar a été condamné à perpétuité dans le cadre de ce dossier. En mars dernier, il a été reconnu coupable pour association de malfaiteurs, enlèvement, mais également d'avoir fourni un soutien matériel aux criminels dans cet acte odieux. C'est le juge fédéral José E. Martinez qui s'est prononcé sur cette affaire. Au niveau de la justice haïtienne, le juge Walter W. Voltaire qui est en charge actuellement du dossier a lancé des invitations qui ont été honorées par certains citoyens, dont les anciens parlementaires Nenel Cassy, Antonio Cheramy dit Don Kato, entre autres. Cependant, le constat est clair: le dossier ne bouge pas d'un iota.

 

 

Martine Moïse se dit pessimiste quant à la progression du dossier en Haïti. Dans un tweet en date du 7 juin 2023, elle a soulevé que les grands assassins de son mari sont encore là au bord et aux abords du pouvoir et ceux qui ont financé ce crime courent toujours. Pour une nouvelle fois, l'ex-Première dame se montre déterminée auprès de la communauté internationale pour que justice soit rendue à Jovenel Moïse. Lors de sa rencontre ce mercredi avec Luis Almagro, elle a plaidé pour l'établissement d'un tribunal spécial international sur l'assassinat de Jovenel Moïse, tout en comptant sur la collaboration des pays tels les États-Unis, la Colombie et la République dominicaine pour appréhender les auteurs de cet assassinat.



 

Réagissant sur la crise haïtienne, Martine Moise a félicité les Nations unies pour le régime des sanctions contre des personnalités participant dans la violence, l'alimentation des gangs armés et l'insécurité en Haïti. Néanmoins, elle a soulevé que ces sanctions n'ont pas atteint la grande majorité des oligarques et politiciens qui ont créé les gangs en Haïti. Donc, elle soutient que l'application de la résolution 2653 de l'ONU ne doit pas se faire sur une base de règlements de compte et de lutte d'influences. Donc, elle plaide pour  la nomination d'un nouveau chef du gouvernement à la tête du pays, un gouvernement de consensus dont les membres n'ont rien à voir avec l'assassinat de Jovenel Moïse, la stabilité et la sécurité pour l'organisation des élections et le retour à la normale de toutes les activités du pays. 

 

Oberde Charles

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