La crise sécuritaire continue d’affecter le système éducatif. Les bandits armés n’épargnent guère les écoliers. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle condamne rigoureusement les actes de banditisme et les attaques perpétrés contre la population, notamment contre les écoliers dans la commune de Liancourt dans le département de l’Artibonite par le gang de Savien, causant la mort brutale d’un écolier de dix ans en pleine salle de classe.
« On ne peut pas parler de l’avenir ni de pays sans éducation », a souligné le MENFP
Alfred Fedins, un écolier âgé de 10 ans a été tué le mardi 7 février 2023 lors des opérations du gang armé de Savien. L’écolier se trouvait en salle de classe. Malgré sa prise en charge, il n’a pas survécu. Ce petit garçon de 10 ans est victime lors d’une attaque du gang armé contre la population qui voulait les empêcher le vol d’un camion de carburant, a fait savoir le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle dans sa note de consternation. D’après les informations disponibles, plusieurs personnes sont aussi sorties victimes.
« Tous les enfants méritent d’être protégés et de prendre le chemin de l’école en toute quiétude, et, ce, dans toutes les circonstances », ont déclaré les responsables du ministère de l’Éducation nationale.
D’autre part, dans une note en date du 9 février 2023, l’UNICEF estime qu’un million d’enfants ne sont pas scolarisés en raison notamment de l’escalade de la violence dans le pays. Parallèlement, l’UNICEF a dénoncé les fusillades, les saccages, les pillages et les enlèvements qui ont de fâcheuses incidences sur le fonctionnement des écoles en Haïti.
Selon cet organisme, au cours des quatre premiers mois de l’année scolaire d’octobre à février, 72 écoles auraient été prises pour cible, ajoutant que 30 écoles ont été fermées en raison de la montée de la violence dans les zones urbaines, au tout début du mois de février en cours alors que plus d’une école sur quatre est restée fermée depuis octobre 2022.
« Les troubles sociaux, le coût élevé de l’éducation, le manque de soutien aux plus vulnérables et la faible qualité des services éducatifs sont aussi des facteurs liés à la non-scolarisation de ces enfants », a relevé le Fonds des Nations unies pour l’enfance.
Par conséquent, ladite organisation appelle à des actions urgentes pour protéger la vie et l’avenir des enfants.
Par ailleurs, les cas d’enlèvements se sont multipliés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs. Des individus armés ont enlevé la docteure Karine Sévère dans les parages du Centre Gheskio au Bicentenaire. D’un autre côté, des membres de la corporation journalistique continuent de réclamer la libération du journaliste Jean Thony Lorté.
Vladimir Predvil
