Le ministère de l'Éducation nationale a publié un nouveau calendrier scolaire allant de janvier à août 2023. Dans une note de presse, l'Association des parents d'élèves haïtiens (ASPAEDH) se dit en effet préoccupée par le nombre de jours de classe fixé par le MENFP. Les dirigeants de cette structure en ont profité pour faire part de certains griefs et des recommandations qui, considèrent-ils, peuvent contribuer dans la réussite de l'année académique.
La réouverture des classes avait été fixée préalablement au 5 septembre. Elle a ensuite été reportée au 3 octobre en raison de la crise économique aigüe. Mais suite aux mouvements de protestations provoquées par la décision du gouvernement de majorer les prix du carburant à la pompe, la rentrée des classes a été avortée et pendant près de deux mois’ les enfants n’ont pas pu se rendre à l’école.
Il a fallu le dégel de la crise du carburant pour que les activités scolaires puissent recommencer dans certaines régions du pays. Malgré tout, jusqu'à présent seulement un total de 66 % d'écoles fonctionnement sur tout le territoire national, selon les derniers chiffres partagés par le MENFP.
En fonction de ce 3e calendrier rendu public par le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle, les enfants auront à passer 142 jours en classe. Ainsi, les examens de la 9e année fondamentale se tiendront du 17 au 19 juillet, ceux de fin d'études scolaires se dérouleront du 31 juillet au 3 août, ENI et CEF du 17 au 21 juillet, l'épreuve de français pour la NS3 le 4 août et FTP du 6 août au 1er septembre.
L'Association des parents d'élèves haïtiens (ASPAEDH) dit prendre acte de la publication par le MENFP d'un nouveau calendrier pour l'année académique 2022- 2023. Toutefois, elle estime que le nombre de jours établi ne sera pas suffisant, et ne correspond pas aux standards internationaux. Ainsi, ASPAEDH appelle le Gouvernement et les autres acteurs concernés à créer les conditions pour qu'il n'y ait pas plus de jours de cours perdus au cours de l'année académique.
Plus loin, le responsable de cette association de parents, Fedner Confident, demande aux autorités étatiques d'enquêter sur les agissements de quelques directeurs d'écoles qui exigent des parents de fortes sommes d'argent malgré la paralysie des activités scolaires pendant plusieurs mois. Une attitude malhonnête, selon lui, qui risque de compliquer en plus la situation, notamment le quotidien des parents qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.
Esdra Jeudy
