Le magicien néozélandais Elijah Just, le gardien capverdien Vozinha, l'ailier mexicain Julián Quiñones... Découvrez l'actualité des joueurs qui ont brillé au Mondial 2026.
La Coupe du Monde 2026 a enchanté les fans du monde entier avec des prestations collectives magnifiques, mais aussi des exploits individuels inoubliables.
Certains joueurs globalement inconnus du grand public sont devenus des héros du jour au lendemain, à force d'actions qui ont fait le tour de la planète. Maintenant que la parenthèse enchantée du tournoi est terminée, et après un repos bien mérité, ils ont rechaussé leurs crampons pour poursuivre leur carrière. Où en sont-ils ?
Dan Burn (Angleterre)
Le défenseur des Three Lions a beau avoir joué seulement 32 minutes en Amérique du Nord, il n'en a pas moins marqué les esprits en enchaînant les dégagements de la tête, en particulier contre le Mexique en huitièmes de finale (3-2), et notamment sur une tentative de retourné acrobatique de Raúl Jiménez.
Après la troisième place décrochée à la Coupe du Monde, "Big Dan" a retrouvé son club Newcastle pour y disputer sa cinquième saison complète. Le défenseur de 34 ans a rejoint ses coéquipiers la semaine dernière et espère aider les Magpies à renouer avec les sommets.
Orlando Gill (Paraguay)
Le Paraguay a créé la surprise en seizièmes de finale en éliminant l'Allemagne aux tirs au but (1-1 a.p., 4 tab à 3). L'Albirroja le doit en particulier à son gardien Orlando Gill, qui a réalisé six parades, avant de s'imposer dans ses duels contre Kai Havertz et Nick Woltemade lors de la séance fatidique. C'était la première fois de l'histoire que l'Allemagne perdait une séance de tirs au but en Coupe du Monde.
Après l'élimination en huitièmes de finale contre la France (1-0), Gill est rentré en Argentine pour retrouver ses coéquipiers de San Lorenzo, où il a enchaîné 20 parades lors des quatre premiers matches de son équipe en championnat Clausura. Il a séduit plusieurs clubs européens, dont le LOSC.
Haissem Hassan (Égypte)
Les Pharaons sont passés tout près d'un exploit retentissant en huitièmes de finale contre l'Argentine, avant de s'incliner sur un enchaînement éclair de trois buts (2-3). L'ailier aux pieds légers s'est illustré tout au long du match en déposant Julián Alvarez le long de la ligne de touche ou en réalisant un petit pont sur Nicolas Tagliafico – sans parler de sa passe décisive parfaite sur le deuxième but égyptien.
Auteur d'une bonne saison en Liga sous le maillot du Real Oviedo, le joueur de 24 ans a signé cet été au Celtic. Il va désormais tenter d'aider le club de Glasgow à se qualifier pour la phase de ligue de la Ligue des champions de l'UEFA en affrontant les Autrichiens du LASK Linz en barrages.
Elijah Just (Nouvelle-Zélande)
Il aura suffi de 54 minutes à Elijah Just lors du premier match de la Nouvelle-Zélande, contre la RI Iran (2-2), pour inscrire un doublé et devenir le meilleur buteur de sa nation dans la compétition. Et avec deux gestes sublimes : une volée tonitruante après s'être levé le ballon, puis un piqué au sortir d'un une-deux de toute beauté.
Just sortait d'une très bonne première saison à Motherwell, dont il est devenu le premier joueur à marquer en Coupe du Monde. Au cœur de l'été, il a quitté l'Écosse pour rejoindre le Pays de Galles : c'est désormais à Swansea City que s'écrit son avenir. Il a honoré son premier match pour le club de Championship le 8 août face à Birmingham (0-1).
Julián Quiñones (Mexique)
Muet en sélection depuis deux ans, Julián Quiñones a retrouvé le chemin des filets lors du match d'ouverture contre l'Afrique du Sud (2-0). L'ailier de 29 ans a réussi un tournoi plein, avec quatre buts dans la compétition au final – soit autant que deux légendes d'El Tri, Luis Hernández et Javier Hernández.
Particulièrement prolifique pour Al-Qadsiah dans le championnat saoudien, Quiñones a suscité l'intérêt de plusieurs grands noms dont Chelsea, selon la rumeur. Son club martèle toutefois qu'il n'est pas à vendre et il devrait donc continuer de faire le bonheur de son entraîneur Brendan Rodgers.
Eloy Room (Curaçao)
Room a inscrit son nom dans l'histoire de la Coupe du Mondial par une douce soirée d'été à Kansas City. Face à l'Équateur, il a réalisé un total ébouriffant de 16 parades, un record sur 90 minutes dans un match du Mondial. Le tout pour offrir à Curaçao le tout premier point de son histoire dans la compétition (0-0).
Après l'élimination de la sélection caraïbéenne en phase de groupes, le portier de 37 ans a fait son retour au Miami FC, qui évolue en USL Championship (2e division états-unienne) et pour qui il a enregistré deux clean sheets en huit matches (toutes compétitions confondues).
Vozinha (Cap-Vert)
Impossible de ne pas évoquer Vozinha, le phénoménal gardien capverdien. À 40 ans, il a fait vibrer la planète football en muselant parfaitement la redoutable attaque de l'Espagne, futur championne du monde (0-0), avant de rester infranchissable contre l'Arabie saoudite (0-0) pour qualifier le Petit Poucet en seizièmes de finale, où l'aventure s'est conclue de manière tout aussi mémorable contre l'Argentine (3-2 a.p.).
Propulsé sous les projecteurs, il a attiré l'intérêt de Colo Colo, signant un contrat d'un an auprès du club phare du Chili (avec une saison supplémentaire en option). La saison ayant déjà débuté, l'expérimenté gardien pourrait débuter sous ses nouvelles couleurs d'ici peu.
Source : FIFA
