L’Américaine Robin Montgomery a vécu une semaine de rêve à l’Open de Libéma. À 21 ans, alors qu’elle pointait au 484e rang mondial après une longue absence liée à une blessure et à une opération du poignet, elle a signé l’un des retours les plus spectaculaires de la saison en remportant son premier titre WTA.
Issue des qualifications, Montgomery a déjoué tous les pronostics en enchaînant les performances de haut niveau. Sur sa route, elle a notamment écarté Daria Kasatkina, Greet Minnen, Daria Snigur et Ajla Tomljanović, se qualifiant ainsi pour la première finale WTA de sa jeune carrière.
La finale n’a finalement pas eu lieu, en raison du forfait de Barbora Krejčíková, diminuée par des problèmes respiratoires. Ce retrait a offert à Montgomery le titre de l’Open de Libéma, son tout premier trophée WTA 250.
Ce sacre marque une véritable renaissance pour l’ancienne joueuse du Top 100, longtemps freinée par les blessures. Grâce à cette semaine exceptionnelle, elle devrait désormais réintégrer le Top 200 mondial et relancer pleinement sa carrière.
Dans le même temps, la Croate Donna Vekić a également brillé en remportant le tournoi WTA 500 de Queen’s. Opposée à la Britannique Emma Raducanu, elle s’est imposée en deux sets, 6-0, 7-6, au terme d’une finale maîtrisée.
Ce succès met fin à deux années de disette pour Vekić, qui décroche ainsi le cinquième titre de sa carrière et son premier trophée en catégorie WTA 500.
De son côté, Emma Raducanu disputait seulement sa deuxième finale depuis son triomphe historique à l’US Open 2021. Malgré la défaite, son parcours confirme une progression encourageante et un retour progressif au premier plan.
Entre la renaissance de Robin Montgomery et le sacre de Donna Vekić, cette semaine aura rappelé que le tennis féminin reste un théâtre d’imprévu, de résilience et de retours spectaculaires.
Gérald Bordes
