À deux mois du Mondial 2026, la Côte d'Ivoire se prépare à retrouver l'épreuve reine avec quelques certitudes dans le jeu.
Après son parcours quasi parfait lors des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ (8 victoires et 2 nuls), la Côte d'Ivoire a connu un léger coup de mou lors de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2025, dont elle était la tenante du titre.
Eliminés en quarts de finale par l'Égypte de Mohamed Salah (3-2), le 10 janvier 2026, les hommes d'Emerse Faé ont rapidement rebondi en maîtrisant leurs deux rencontres amicales du mois de mars, face à la République de Corée le 28, à Milton Keynes (4-0), puis contre l’Écosse le 31, à Liverpool (1-0).
Les Éléphants se préparent désormais pour le Mondial avec quelques certitudes, notamment dans deux zones clés du terrain : la défense et l'attaque.
Les trois buts encaissés contre l'Égypte à la CAN : une exception qui confirme la règle
Lors des qualifications au Mondial 2026, la Côte d'Ivoire a réussi l'exploit d'aligner 10 clean sheets sur 10 possibles. Une performance que seule la Tunisie est également parvenue à réaliser sur les 53 équipes engagées dans les éliminatoires africains. Sur leur route vers l'Amérique du Nord, les Ivoiriens ont réussi à contenir notamment les redoutables attaques du Gabon ou de la Gambie, ce qui n'est pas rien. Les hommes d'Emerse Faé ont également confirmé cette solidité en encaissant seulement trois buts lors des six matches de qualifications pour la CAN 2025.
Si une fois au Maroc, ils ont alterné le bon et le moins bon en défense, en encaissant notamment trois buts en quarts contre les Pharaons, les Eléphants sont à nouveau parvenus à tout verrouiller à double tour lors des amicaux du mois de mars. Ils ont ainsi retrouvé leur standard avec deux clean sheets sur deux possibles face aux Sud-Coréens et aux Écossais.
Bien qu’absent lors de ces deux rendez-vous pour cause de blessure, l’attaquant Sébastien Haller estime que ces copies parfaites peuvent s’expliquer de "plusieurs manières". "Déjà, il y a un état d'esprit qui est là depuis un certain moment. Il y a aussi tout ce qu'on a travaillé tactiquement, et il y a la qualité des joueurs tout simplement. Je pense qu'aujourd'hui, si on ne prend pas de buts, c'est qu'on est bons dans ce qu'on fait", a expliqué l'attaquant du FC Utrecht au micro de la FIFA.
"Tout le monde se donne à fond pour protéger les buts", confie de son côté l’avant-centre Evann Guessand, buteur contre les Guerriers Taeguk. "Avec le coach et le staff, on arrive à avoir une rigueur défensive qui nous permet d'être solides et de ne pas laisser beaucoup d'occasions aux équipes adverses."
En plus d’être résistants défensivement, les Ivoiriens ont également une facilité déconcertante à marquer.
Avec la Côte d'Ivoire, le danger peut venir de partout
Lors des qualifications au Mondial, les Ivoiriens ont inscrit 25 buts, soit le plus gros total du continent derrière la Gambie (27 buts). S’ils ont bien été aidés par leurs deux cartons face aux Seychelles, 9-0 et 7-0, les Éléphants ont surtout montré à leurs adversaires que le danger pouvait venir de partout. Contrairement à d’autres équipes phares de la région comme l’Égypte ou l’Algérie qui ont obtenu leur sésame grâce notamment à un buteur omniscient en attaque (respectivement Mohamed Salah et Mohamed Amoura), la Côte d’Ivoire a misé sur la pluralité des profils pour faire la différence.
Face aux Seychelles par exemple, sept buteurs différents ont marqué à l'aller et le scénario s’est reproduit au retour. En tout, lors des éliminatoires, pas moins de 15 joueurs ivoiriens ont ainsi trouvé le chemin des filets pour leur pays. "Du défenseur à l'attaquant de pointe, tout le monde est susceptible de marquer", fait remarquer Evann Guessand, buteur à trois reprises lors de l’épreuve. "C'est une bonne chose lorsque l'adversaire ne sait pas d'où vient le danger, c'est là qu'on devient imprévisibles."
Pour Sébastien Haller, auteur de deux buts lors des qualifications, "le fait d'avoir eu beaucoup de buteurs montre que le coach a pu faire confiance à de nombreux joueurs, ce qui peut être compréhensible, car la Côte d'Ivoire regorge d'énormément de talents.
" Cette tendance s’est également confirmée lors des amicaux du mois de mars où les Ivoiriens ont inscrit cinq buts en deux matches, via… cinq buteurs différents (Guessand donc, mais aussi Simon Adingra, Martial Godo, Wilfried Singo et Nicolas Pépé).
Avec de tels atouts, les Ivoiriens pourront voyager l’esprit conquérant en Amérique du Nord, où ils disputeront leur quatrième Mondial après 12 ans d’absence dans l’épreuve reine.
Source : FIFA
