6,4 millions d’Haïtiens, soit plus de la moitié de la population du pays, ont désormais besoin d’une aide d’urgence, cite les Nations Unies, à la suite de témoignages récemment recueillis de la part de travailleurs humanitaires œuvrant sur le terrain.
«De nombreux enfants souffrent de malnutrition sévère en plus d’être privés de scolarité (les écoles servent de camps et d’autres sont restées fermées durant la dernière année), tout en évoluant dans un climat de violence chronique acharnée», a rapporté la directrice humanitaire et partenariats de Save-The-Children en Haïti, Gaby Breton.
Par ailleurs, 850 000 enfants haïtiens de moins de 5 ans (66%) souffrent d’anémie, un marqueur de la carence en fer, a souligné l’UNICEF.
La situation d’insécurité rend très difficile la réouverture des établissements scolaires. D’autre part, les parents sont appauvris. De nombreux enseignants et membres du personnel administratif quittent la zone métropolitaine à cause de l’insécurité et du chômage, rapporte un directeur d’école basé au Nord de Port-au-Prince.
6,4 millions d’Haïtiens, soit plus de la moitié de la population du pays, ont désormais besoin d’une aide d’urgence, cite les Nations Unies, à la suite de témoignages récemment recueillis de la part de travailleurs humanitaires œuvrant sur le terrain.
«De nombreux enfants souffrent de malnutrition sévère en plus d’être privés de scolarité (les écoles servent de camps et d’autres sont restées fermées durant la dernière année), tout en évoluant dans un climat de violence chronique acharnée», a rapporté la directrice humanitaire et partenariats de Save-The-Children en Haïti, Gaby Breton.
Par ailleurs, 850 000 enfants haïtiens de moins de 5 ans (66%) souffrent d’anémie, un marqueur de la carence en fer, a souligné l’UNICEF.
La situation d’insécurité rend très difficile la réouverture des établissements scolaires. D’autre part, les parents sont appauvris. De nombreux enseignants et membres du personnel administratif quittent la zone métropolitaine à cause de l’insécurité et du chômage, rapporte un directeur d’école basé au Nord de Port-au-Prince.
Cependant, certains jeunes entrepreneurs haïtiens engagés dans l’agroalimentaire restent «convaincus que les produits agricoles locaux peuvent devenir un puissant levier de développement économique, de sécurité alimentaire et de réussite scolaire».
C’est le cas de l’entreprise LUNNEDDY, basée à Camp Perrin, au Sud d’Haïti, fondée en 2022 par l’entrepreneur social, technicien agricole et leader communautaireLunice StFort.
Soutenir l’éducation et renforcer l’économie
LUNNEDDY transforme le manioc et ses dérivés, les arachides en manba (beurre d’arachide) et autres produits selon les besoins du marché, en collaboration avec des producteurs locaux.
«Notre vision est d’approvisionner les écoles, les orphelinats et les institutions en cassaves artisanales (galettes à base de farine de manioc) accompagnées de notre beurre d’arachide, fabriqués à partir de matières premières cultivées en Haïti», précise Lunice StFort.
«Une collation nutritive permet aux enfants de mieux commencer leur journée, de maintenir leur énergie pendant les heures de classe et de rester concentrés sur leur apprentissage. En choisissant des produits locaux, nous soutenons également les agriculteurs, créons des emplois et renforçons notre économie.»
LUNNEDDY vise à étendre son projet d’approvisionnement à des centaines d’écoles à travers Haïti. Pour y parvenir, l’entreprise recherche des investisseurs à impact, fondations, ONG, entreprises, distributeurs et partenaires «prêts à construire un avenir où aucun enfant ne devrait apprendre le ventre vide».
À propos de LUNNEDDY
Depuis sa création, LUNNEDDY développe et commercialise plusieurs produits transformés, notamment les cassaves, le beurre d’arachide, les chips de banane, les confitures et les crémas (boisson faite à partir de crème de noix de coco, de lait condensé sucré, de lait évaporé et de rhum) en collaborant avec des producteurs locaux afin de garantir un approvisionnement régulier en matières premières tout en créant des débouchés pour leurs récoltes.
Afin d’assurer un approvisionnement durable, l’entreprise développe progressivement sa capacité de production, renforce ses partenariats avec les producteurs de manioc et investit dans des équipements de transformation et de conditionnement répondant aux normes de qualité.
«Nous recherchons aujourd’hui des partenaires techniques, financiers et institutionnels souhaitant contribuer au développement d’une solution durable qui améliore la nutrition scolaire tout en soutenant l’agriculture haïtienne», indique Lunice StFort.
«Investir dans les produits locaux, c’est investir dans l’avenir des enfants, des agriculteurs et de l’économie d’Haïti.»
Le programme d’approvisionnement des écoles en cassaves actuellement en préparation par LUNNEDDY, illustre l’investissement de l’entreprise envers l’accès à une collation scolaire saine produite localement, tout en contribuant à augmenter les revenus des agriculteurs, à créer de nouveaux emplois dans la transformation agroalimentaire et à renforcer l’économie locale durable.
Chroniqueuse et journaliste à l-express.ca depuis 2008. Publications sur Haïti depuis 2012. 20 ans d’expérience dans l’humanitaire à l’international. Formation de juriste. Trilingue.
